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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 17:18

Ca y est, je me décide à prendre mon ordi pour vous parler de la Colombie.

Parlez de la Colombie, c’est aussi parler de la fin du voyage... Emotions ! Mais retardons un peu ce moment car la Colombie mérite une attention toute particulière :

 

Colombie 9748

 

Inconscients, me direz-vous ? Vous avez tort. L’inconscient est celui qui n’a pas conscience du danger auquel il s’expose. Téméraire alors ? non point car le téméraire connaît le danger mais n’en a cure, motivé par quelques objectifs informatifs ou mercantiles, voire sensationnalistes.

 

Nous nous y sommes rendus en toute confiance, ayant eu écho de l’accueil particulièrement chaleureux que les Colombiens réservaient aux touristes. Ayant confiance également en notre « sens de la sécurité », éprouvé dans les nombreux pays déjà traversés.

 

Nous avons commencé notre visite du pays par une petite halte au sanctuaire Nuestra Señora de Las Lajas, près d’Ipiales. La petite Rosa, sourde et muette se mit à parler par là en voyant l’icône de la Vierge. Pour honorer la Vierge, une imposante église néo-gothique se situe à flan de falaise, couverte d’ex-voto. Cette halte nous valut certainement une protection bien meilleure que le SOAT (assurance véhicule) acheté quelques heures plus tôt au supermarché du coin.

 

Colombie 9754 

 

Après une route tout en plein et en déliés (comprendre en virages et en dénivelé) qui nous permit d’apprécier tout notre soûl (300 km en 8 heures) les montagnes verdoyantes et les belles maisons aux pelouses soignées, nous arrivâmes enfin dans la ville du meilleur accueil, Popayan.

 

 

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Notre réflexe fut d’aller à l’Alliance Française pour obtenir des informations notamment sur un emplacement tranquille.  Introuvable ! Heureusement, le responsable de l’institut de langues qui l’avait remplacée savait où elle avait déménagé et prit contact par téléphone avec Yani, notre 1er ange gardien : elle vint à notre rencontre et prit 1 heure de son temps pour nous amener à un parking situé non loin du centre historique, calme, face à la verdure. L’idéal !

Notre 2nd ange gardien fut Luis Eduardo, le gérant de la station service où nous nous étions arrêtés avant d’entrer dans la ville. Nous le retrouvâmes par hasard dans un restaurant et cette rencontre fortuite fit notre bonheur puisque Luis nous fit découvrir tous les secrets de sa ville avant de nous inviter à diner et à dormir chez lui !

Nous quittâmes ainsi Popayan, heureux de nos rencontres et de la découverte d’une ville paisible et pleine de richesses pour le touriste flâneur.

 

 

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De là, quel délice de circuler sur les routes asphaltées, larges et roulantes (je n’ai jamais été aussi contente de payer un péage !) qui nous menèrent à Darien, sur les bords du lac Calima, haut lieu de kitesurf et windsurf.

 

 

Colombie 9873

 

Ce fût une semaine de navigation tranquille sur ce lac d’eau douce où le vent monte avec la régularité d’un métronome, dès 9h du matin pour souffler sans discontinuer jusqu’à la tombée du jour. Jean-Christophe profita de l’occasion pour peaufiner sa formation de kite, réussissant en quelques heures à tirer des bords et des bords, grâce aux conseils de Pescao tandis que je chantais ma joie d’enfin tirer des bords au planing en 4.7. Les enfants, eux, jouaient à faire les vagues du Pacifique dans la piscine idéalement située au pied du camping-car. Trop dur !

 

Puis, il fallut se décider à partir, confiant néanmoins, comme au Brésil, qu’un lieu enchanteur nous attendait non loin de là.

 

 

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Après une halte infantile au Parque del Café, près d’Arménia, où petits et grands ont pu se distraire tous en même temps grâce aux attractions disséminées dans les champs de café, nous entreprîmes de gravir une côte des plus raides permettant de traverser la sierra et d’accéder à Bogotá.

 

 

Colombie 9974

Jean-Christophe couvert de sa casquette « tour de Guyane 2012 » repère le parcours

 

Ce ne fut pas une mince affaire car el niño avait décidé que les freins étaient fatigués – heureusement, ce n’était qu’un défaut électronique, les plaquettes ayant été contrôlées « positif » peu de temps avant. Durant l’ascension, nous fûmes fascinés par ces cyclistes endurcis qui avalaient l’asphalte à peine essoufflés (je comprends mieux la performance du cycliste colombien de 23 ans, Nairo Quintana, maillot à pois et 2ème au classement général du Tour de France 2013) ou par les cyclistes astucieux accrochés aux camions roulant à 15km/h.

 

Une fois de plus, la ville fut accueillante au-delà de nos attentes. Nous fûmes choyés par Yadira, presque de la famille, et ses amis qui nous accueillirent à Chia. Nous pûmes ainsi profiter de Bogotá en toute sérénité, les enfants ravis d’admirer les tableaux de Botero ou les trésors du Musée de l’Or, posant « à la sud-américaine » devant leurs œuvres préférées. Ce fut l’occasion de déguster de délicieux arepas ainsi que quelques plats français revisités, la cuisine française étant particulièrement appréciée à Bogota.

 

 

Botero

 

Puis la ville nous ouvrit les portes de sa campagne, en Boyaca, offrant des paysages de collines et de champs, doux et verdoyants, ponctuée de villages coloniaux préservés offrant un artisanat délicat (à découvrir sur le bord des routes ou dans les petites rues cachées de Villa de Leyva).

 

 

Colombie-9975.jpg

 

Très vite, l’atmosphère changea et devint chaude, humide, étouffante : bienvenue aux Caraïbes ! Notre halte préférée fût sans conteste Puerto Velero, petite zone balnéaire préservée des buildings et surtout baignée par des alizées qui rafraîchissent le baigneur (la mer, elle, est chaude, presque trop) et ravissent le windsurfeur qui a renoncé à se rendre à Cabo de la Vela, le spot le plus célèbre de Colombie (route éprouvante, apparemment difficile en camping-car et peu sécurisée au moment de notre voyage).

 

Et la famille de s’en donner à cœur joie pour sa dernière destination glisse du voyage, au point qu’on entendra Jean-Christophe  dire « pourvu que demain, il n’y ait pas de vent, je n’en peux plus ! » (5h de navigation par jour en 6.2 et 5.3) !!!

 

 

PVelero

 

Destination chaudement recommandée donc pour tous, que vous soyez des voyageurs en quête de calme, des anthropologistes curieux de connaître le colombien en week-end, des volontaires de « Surfrider Foundation » ultramotivés ou des gourmets en manque de plats raffinés (Franco, un italien presque français propose des plats savoureux à El Kiosko, dans la marina), d’autant qu’elle se situe à 1h de Cartagena de Indias, notre destination finale !

 

 

Colombie 0161

 

Ah, Carthagène, que je vis il y a 20 ans... Impressions en vrac : chaleur, building, plages, chaleur, humidité, remparts, pêcheurs, chaleur, eau, mer, orage, chaleur, bonheur, chaleur étouffante, port, paperasse, chaleur suffocante, soleil, chaleur, libération, isla del Encanto, douceur, tranquillité, réconfort, détente, piscine, mer, poissons...

 

Et oui, Carthagène sera notre dernière étape et l’occasion de vivre de multiples émotions.

 

La première des émotions fut de superviser le départ du camping-car sans transitaire (celui qu’on paie pour faire les 40 allers-retours dans tous les bureaux administratifs à notre place) et sans climatisation dans le camping-car alors qu’il n’y avait pas un fil d’air mais plutôt une chaleur moite, épaisse et étouffante.

 

 

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Le camping-car était un vrai hammam et les nuits furent éprouvantes. Les enfants sommeillèrent mais les parents restèrent en veille, alanguis, agitant faiblement l’éventail de papier.

Le jour, il fallait tout organiser : Jean-Christophe était à la sécurisation du camping-car tandis que je tentais de ne pas me noyer dans le process d’embarquement : booking avec Wallénius, autorisation des douanes, formulaires multiples de la société portuaire, inspection antinarcotique au terminal, en plein soleil, factures, autorisations, et enfin, après 4 jours ... l’autorisation d’embarquer !!

La libération ! Le soulagement ! L’épuisement aussi.

Promis, je prépare un petit doc pour les voyageurs qui voudraient aussi se lancer dans l’aventure (déjà disponible en anglais sur simple demande).

 

La deuxième émotion fut le réconfort apporté par notre petit séjour de 4 jours sur l’Isla del Encanto, dans l’archipel du Rosaire, au large de Carthagène.

 

 

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4 jours de farniente, à osciller entre mer et piscine, selon les heures d’arrivée et de départ des quelques touristes à la journée. 4 jours à vivre au rythme du soleil et des oiseaux qui chantent dans les arbres immenses et protecteurs qui nous entouraient. 4 jours à se faire chouchouter par Nelson (chaque repas fut préparé à notre goût et proposé dans un cadre différent chaque jour !). Bref, 4 jours de confort extrême pour une remise en forme expresse !

 

La troisième est la semaine que nous passons actuellement à Cartaghène, dans un appartement moderne d’une taille décente (après un camping-car de 14m2, il paraît immense !) et inévitablement climatisé ! Adaptation instantanée !

Tout comme les locaux, nous souffrons de la chaleur accablante et scrutons le ciel qui alterne entre un soleil brûlant et des orages de chaleur qui rafraîchissent à peine quelques minutes la peau exposée à sa pluie salvatrice et inondent les rues sans évacuation. Nous privilégions les musées (climatisés), le cinéma (climatisé), le coiffeur (climatisé) et les siestes (climatisées aussi !), et surtout les ballades nocturnes dans la vieille ville emmuraillée parfaitement préservée, très agréable.

 

 

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En un mot, je vous recommande ce pays, si chaleur et heureux, chaleureux !

Petit album ici

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 04:59

Que tu sois windsurfeur, surfeur ou aussi kitesurfeur, freerider ou waverider, pro ou débutant, et gourmet aussi, voire même intéressé par la culture péruvienne, ce petit catalogue est fait pour toi !

 

Nazca, un mythe à vous mettre la tête à l’envers

 

Quand tu viens de Cuzco et que tu prends la route jusqu’à la mer, tu passes forcément par Nazca, ville poussiéreuse qui marque la fin des montagnes (enfin !) et le retour du sable : c’est le désert !

 

Vagues-du-Perou-7147.jpg 

 

Et quel désert ! Dire que des gens ont vécu là, se battant pour avoir accès à la source d’eau, invoquant les dieux à coup de sacrifices humains, les implorant sans grand succès... La civilisation de Nazca a disparu mais elle a laissé une signature impressionnante par sa taille et son mystère.

 

Afin de mieux l’appréhender, nous te recommandons un petit tour en avion au-dessus des fameuses « lignes de Nazca » (survol de 1 heure ou 2 heures selon l’itinéraire choisi).

 

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Précisions d’importance :

-    C’est cher mais ça vaut le coup !
-    Et surtout ça secoue ! N’oublie pas ton sachet en papier car les virages sur l’aile pour te permettre de voir au mieux les lignes laissent des traces…

 

Perou 7283

 

Témoignage de Timothée, 8 ans :

« Waouh, les lignes sont dingues ! J’ai bien aimé la baleine et le cosmonaute. Après, j’ai eu trop mal au cœur. L’avion, c’est trop horrible ! ».

En voilà un qui confirme son ascendant terrien tandis qu’Adrien, lui, était heureux comme un roi d’avoir la tête dans les nuages.

 

Et maintenant, direction le Pacifique !

 

 

Playa Atenas, un plaisir solitaire

 

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Voici un spot idéal pour les débutants ou les fans de slalom, situé au fond de la baie de Paracas, dans la réserve naturelle. Vent side de SSO parfaitement régulier et pas une vague pour rider ce plan d’eau.

 

La plage est couverte d’oiseaux qui s’envolent au passage de la planche qui fuse par vent de 15 à 20 nœuds tous les après-midi (il paraît que c’est encore mieux pendant l’été, de décembre à mars).

 

Pas un chat, si ce n’est Miguel et sa fille Marysol qui servent dans leur paillotte des conchas al carbon (noix de St Jacques au BBQ) et du ceviche de corvina (poisson cru mariné) le week-end, pour les rares touristes qui s’aventurent jusque-là. Si tu préfères les cuisiner toi-même, alpague les pêcheurs qui s’approvisionnent dans la baie, sous tes yeux (10 soles la douzaine) !

 

En prime, tu as un bivouac de rêve, calme comme en plein désert (tu ES en plein désert) sans danger d’après Miguel qui vient là depuis 55 ans (il habite à Pisco, à quelques km de là). La proximité du port, hautement surveillé, et la présence – paraît-il – d’un gardien pour les embarcations de pêcheurs nous ont permis de dormir sur nos deux oreilles 3 nuits d’affilée.

 

Bref, une mise en bouche des plus savoureuses.

 

 

Si tu y passes, n’hésite pas à ramasser quelques déchets, comme nous !

 

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La « Surfrider attitude »

 

NB : pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir bivouaquer, le rendez-vous des pro de la glisse se fait au niveau du phare (il s’agit en réalité d’une maison construite sous la forme d’un paquebot) tout au bout du village de Paracas, juste avant le début de la réserve naturelle. Tu rencontreras quelques planchistes RSX en préparation pour les J.O. et des kiteux de tout poil (location et cours possibles).

 

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Zarate, à tes risques et plaisirs

 

Vagues-du-Perou-7657.jpg

 

Voici un spot un peu plus « vague » à la réputation sulfureuse.

 

Toujours dans la réserve naturelle de Paracas mais vers le sud cette fois, bien plus loin que la « cathédrale » de pierre qui offre un beau point de vue sur les falaises et l’océan, emprunte une des pistes qui part sur la droite et aventure-toi jusqu’à la mer. Tu y découvriras une anse sauvage, rare plage sur cette côte de falaise, fréquentée uniquement par quelques pêcheurs.

 

Tandis que certains nous garantissent la tranquillité, d’autres sont là pour vous rappeler des faits anciens peu encourageants (agression à main armée).

 

Témoignage : Un « RV raté » avec un spot prometteur, Jean-Christophe, windsurfeur

« J’avais très envie d’aller sur ce spot après plus d’un mois passé dans les montagnes. Un kitesurfeur local m’avait proposé de nous accompagner mais il a du finalement renoncer. On a décidé d’y aller tout de même et le spot faisait vraiment envie : des petites vagues et un bon vent SSO qui entrait en force (20-25 nœuds).

Les moutons étaient là mais les pêcheurs étaient partis...

L’isolement nous a un peu effrayé et on a finalement plié bagages sans tester le spot. Pourtant, 10 minutes plus tard, on a croisé des kitesurfeurs en provenance direct de Kaui !  Mais le moral était entamé … On est retourné à Playa Atenas. Les kiteux, eux, se sont régalés paraît-il ! »

 

Morale de l’histoire : le mieux est d’être accompagné. Pour le reste, tout est une question de circonstances.

 

 

Pacasmayo, LA vague qui rassemble

 

Ferme les yeux, imagine :

 

Après 24h d’avion, 10h de bus et 20 minutes de moto taxi (ou bien 2 jours de route si tu viens de Paracas en camping-car), tu arrives enfin sur la plage d’El Faro, à Pacasmayo.

Le soleil te réchauffe, la brise, parfaitement side off, te caresse le visage... la vague t’émerveille. Elle est grande et longue, très longue et déroule sur près de 1 km, depuis la pointe jusqu’à ton hotel, El Faro Adventure Resort, situé juste en face du spot.

 

Ouvre les yeux, tu y es !

 

Le vent, début mai, tourne autour de 15 nœuds (début de la saison). Les surfeurs sont ravis, les kites sortent en 12m (on a retrouvé Mark de Kaui !) et les planchistes en 5,3 – 85/90L (on a retrouvé notre ami Luiz le Brésilien pour la 3ème fois !!).

 

Perou 8031

 

Pour que ce ne soit pas qu’un rêve, dépêche-toi de réserver car la vague pourrait ne plus être si la ville et la région confirment leur volonté de construire un port justement sur la pointe. Sinon, il te restera toujours les sites archéologiques du coin : le célèbre Chan Chan ou la Huaca del Sol, magnifique témoignage de la civilisation Moche.

 

Moche

 

 

Lobitos, playa escondida

 

Perou 8271 

 

Voici un spot unique où les surfeurs se signent entre deux étirements, face à la mer ponctuée de plateformes pétrolières et dos au désert aride qui nous poursuit depuis Santiago du Chili !

 

L’infrastructure est minimaliste mais tu trouveras toujours sur la plage un vendeur de pain, de poisson ou d’empanadas ou même une moto-taxi pour t’emmener pour quelques soles à Baterias, spot situé un peu plus haut sur la gauche, où il fait bon (wind/kite)surfer la vague lorsque le vent te fait le plaisir de ne pas être trop side off.

 

Témoignage : Mark, kitesurfeur hawaïen, surnommé 911 (numéro d’urgence aux US) par ses amis

« J’ai rencontré des frenchies très sympathiques qui faisaient un tour des spots d’Amérique du Sud, quelque chose d’incroyable ! On a sympathisé et ils m’ont emmené à Lobitos depuis Pacasmayo. En chemin, j’ai découvert la vie péruvienne comme jamais grâce à mon poste d’observation à l’avant du camion. Le déplacement m’a permis aussi de connaître le spot de Baterias où j’aurai bien tenté un down wind jusqu’à Lobitos mais le vent était trop side off et trop faible. Je suis resté sur la vague de Lobitos mais il y avait pas mal de surfeurs dessus. J’ai préféré retourner à Pacasmayo pour mes derniers jours de vacances. »

 

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Le photographe ayant malencontreusement perdu ses négatifs, il ne sera pas possible d’exposer en images tout le talent de Mark tentant de ne pas embrocher son aile sur le ponton de Lobitos, ni Charlotte faisant héroïquement du surf dans les mousses ou Adrien apprenant au personnel de l’agence de pub venue tourner un spot sur la plage comment éviter que ses déchets s’envolent en les plaçant tout simplement dans un sac poubelle, gracieusement offert pour l’occasion...

 

 

Mancora, où le surf s’offre aux enfants

 

Voici une petite station balnéaire vivante et accueillante où le voyageur bab’ croise le local à cheval, où le vacancier touriste regarde d’un drôle d’œil les fêtards endormis sur la plage, les pieds mouillés par l’eau enfin chaude du Pacifique !

 

Autour dire qu’y aller en mai n’est pas la meilleure saison pour pratiquer les sports nautiques : la vague est petite et le vent faible. On nous a juré qu’il en était autrement pendant la haute saison (janvier à mars).

 

Il y en a cependant pour qui l’occasion sera trop belle de ne pas buller sur la plage : les enfants. Ceux-ci sont pris en charge par des hommes poissons tout disposés à leur apprendre le surf, quelque soit leur âge, leur niveau de natation et leur maîtrise de l’espagnol !

 

Admire le spectacle :

 

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Si après ça, tu n’es pas tenté par l’aventure péruvienne, il te reste toujours les dominos bien au chaud après une bonne journée de boulot !

Tchao.

 

Diaporama

 

Map Peru'spots

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 02:04

Une utopie ? Un rêve ? Une réalité !

 

Lac-Titicaca-mars-2013 5945

 

Tout a commencé à Sucre, ville très agréable pour un touriste paresseux. Elle présente de nombreux avantages à commencer par une altitude tout à fait raisonnable (2800m au lieu de 3800m dans de nombreuses autres villes boliviennes). De taille moyenne, elle offre au visiteur un centre-ville paisible et composé de bâtiments d’art baroque parfaitement entretenus. Elle dispose également de nombreux services de qualité tels qu’un marché où se dégustent les meilleures salades de fruits du pays, un coiffeur pour enfants super équipé et également une alliance française discrète mais à la bibliothèque bien fournie, pour le plus grand bonheur des enfants... et des parents !

 

Lac-Titicaca-mars-2013 5611

 

C’est en voyant des étudiants accéder aux salles de cours à l’étage que l’idée me vint d’aborder un professeur de français pour lui proposer de parler de notre voyage et de sa noble cause, celle de promouvoir Surfrider Foundation ou la protection de l’environnement, c’est un peu pareil...

Ravis, les étudiants se sont prêtés au jeu des questions sur leur perception de l’environnement, l’importance qu’ils y accordent et les actions qu’ils pourraient mener. Et je leur tire mon chapeau car notre échange était exclusivement en français, pour mon plus grand confort !

 

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Au vu du film « Ocean report – Déchets aquatiques », la phrase la plus emblématique du voyage a surgi : « je ne m’étais pas rendu(e) compte de l’ampleur du phénomène ! ». Le DVD est maintenant à la bibliothèque de l’Alliance Française et j’espère qu’il permettra aux Boliviens curieux de découvrir la société française d’apprendre en s’impliquant !

 

Mais revenons à la réalité, si incroyable soit-elle ! Et oui, nous avons navigué en Bolivie !

Rien ne nous permettait de croire qu’une telle occasion s’offrirait à nous. En effet, si nous avions prévu d’aller sur le lac Titicaca, c’était davantage pour prendre un bain de foule à Copacabana, haut lieu de pèlerinage durant la semaine sainte que pour mettre l’orteil dans l’eau froide à 4000 mètres d’altitude. Et pourtant, ....

 

Et pourtant la Bolivie nous réserve des surprises, inévitables, incontournables, face auxquelles il faut savoir s’adapter faute de le regretter.

Je m’explique : après un séjour des plus agréables à La Paz, nous avons été raccompagnés en taxi à notre camion préféré - sur le parking de l’aéroport où nous l’avions abandonné - et à l’occasion de ce court trajet (d’autant plus court que le taxi roulait à tombeau ouvert...), le chroniqueur radio marmonnait sur fond de musique entrainante et sonore qui rendait presque inaudible le propos que Copacabana faisait l’objet d’un bloqueo. Un bloqueo ? Une affaire à prendre au sérieux puisque cela nous avait déjà coûté un détour de 420 km quelques jours avant mais le chauffeur nous a rassuré, ce n’est pas si grave ...

 

Et si, cela l’était.

 

Lac-Titicaca-mars-2013 5968

 

Une fois le lac Titicaca traversé en barge pour rejoindre la presqu’ile et Copacabana 40 km plus loin, nous nous sommes retrouvés bloqués dans la petite ville de Tiquina.

 

Copacabana Tiquina

 

Le plus démotivant fut de voir les policiers quitter la ville pour se rendre sur les lieux du barrage puis revenir quelques heures plus tard, pour repartir directement vers La Paz... 

 

Après une bonne nuit de sommeil et quelques espoirs rapidement déçus par les propos fatalistes des riverains, nous avons tenté le diable mais après quelques km seulement et de nombreux barrages contournés, il s’est rapidement manifesté en la personne d’un pèlerin qui nous a clairement fait comprendre que nous n’aurions pas du passer et que par respect pour ses voisins et amis, nous ferions mieux de faire demi-tour. Nous l’avons sagement écouté, surtout motivés par le comportement menaçant de ses acolytes envers nos pneus tout neufs et notre pare-brise encore entier malgré les divers impacts reçus au Brésil et ailleurs !

 

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Dépités, après quelques kms, nous avons lorgné du coin de l’œil une autre route également bloquée et surveillée par un homme et trois femmes installées pour la journée sur le bord de la route. J’ai alors sorti mon arme fatale (à savoir mon petit Edouard) et me suis approchée d’elles.

Pour finir, le chef déplaça lui-même les pierres pour nous permettre d’accéder à son village, situé en bordure du lac, au calme.

 

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Et voilà comment un bloqueo pour le moins contrariant nous a permis de découvrir un petit spot de planche, plat et lisse, légèrement venté, totalement side shore.

Autant vous dire que Jean-Christophe n’a pas mis longtemps à gréer son matos et à se jeter à l’eau.

 

Lac-Titicaca-mars-2013 5988 

 

Pour ma part, j’ai un peu pataugé entre les roseaux avant de prendre la risée et de retrouver le sourire.

 

Lac-Titicaca-mars-2013 6053 

 

Bien sûr, j’étais déçue de ne pas être parmi les fidèles en ce Vendredi Saint mais il faut savoir prendre ce qui est à notre portée et tous les obstacles s’effacent alors pour un pur moment de bonheur...

 

Petit diaporama de notre chemin « de croix »

 

Lac-Titicaca-mars-2013 5956

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 23:01

 

Matanzas 2241 

 

Ici, c’est le rêve de naviguer avec des pros qui font le spectacle, subliment la vague et apportent une motivation d’enfer : non, le windsurf n’est pas mort ! Le Chili est incontestablement the place to be. Pas de club Nathalie Simon ou Mistral dans ces régions pourtant accessibles mais aux spots très exigeants.

 

Matanzas 2957

 

Tout de suite, je vous préviens, tout ce que vous avez lu est has been ...

La fameuse bible – The world kite and windsurfing guide – est totalement contredite par les évènements : après avoir constaté que la vague de Quidico s’était déplacée à Tirua à la suite du tremblement de terre en févier 2010 (voir Tirua, la rencontre tant attendue avec le Pacifique), c’est Jean-Christophe, windsurfeur amateur qui le met à défaut : « J’ai quand même pété un mât sur un spot de freeride ! »

 

Matanzas 1660

 

Et oui, Matanzas est un spot de vagues (en février 2013 du moins) ! Ce n’est pas pour rien que Victor Fernandez y a acheté une maison. D’ailleurs, il n’est pas le seul à apprécier ce plan d’eau aux multiples facettes : il ne se déplace pas sans Klass Voget et même un bel espoir français, Arthur Arutkin, sans parler de son compatriote espagnol surnommé « Cisco ».

 

Autant vous dire que quand ces quatre-là arrivent, on est au spectacle !

 

PRO

 

Mais revenons un peu plus avant dans l’après-midi de ce 14 février 2013. Jean-Christophe, confiant, répare l’alimentation 220V de son frigo avant d’aller examiner le spot situé juste en face de son emplacement de camping, le rêve !

« Aujourd’hui, les vagues ne sont pas trop grosses, ça devrait aller... ». 15h, il part au turbin, en combi, la planche d’un côté, le wishbone et la 4.7 de l’autre. Un jour comme un autre à Matanzas !

 

Matanzas 3201

 

Mais voilà, je ne sais si ce jour sera différent ou identique aux suivants, en tout cas il fut fatal !

A peine à l’eau, Jean-Christophe se fait happer par une vague et craignant de voir échapper son matériel, s’arcboute à son wishbone. Erreur ! car la vague absorbe le tout et tord le mât qui malheureusement ne résiste pas à la pression : et un mât, un !

 

Matanzas 1654

 

Plus tard, il apprendra que dans ce cas, il faut tenir la tête de mât au vent et faire le canard, face à la vague, comme en surf...

 

Qu’à cela ne tienne, humble, il revient sur le rivage et file chercher un autre mât pour regréer sa 4.7 déjà raccommodée deux fois à la suite d’un « amerrissage » un peu musclé à Llico.

 

Pas bégueule, il repart aussitôt à l’assaut du spot :

16H04 – mise à l’eau

16h15 – examen du spot

 

Matanzas 1725

 

16h27 – observation des séries

16h48 – tentative avortée

17h01 – replacement sur le plan d’eau

 

Matanzas 1721

 

17H16 – échange avec un confrère de galère

17h33 – nouvelle tentative ... et chute

17h50 – observation des vagues

 

Matanzas 1783

 

18h10 – retour à la base : « p...., c’est dur ! »

 

Mais voilà, la journée n’est pas finie car les pro arrivent après une session cool à La Vega de Pupuya, à deux pas de Matanzas, mieux exposé aujourd’hui car le vent était un peu on shore sur Matanzas mais du coup parfaitement side à Pupuya (je sais de quoi je parle, nous y avons vécu 4 jours forts sympathiques (voir France-Chili, une amitié indéfectible NOUVEAU).

Et là, c’est vraiment impressionnant : la dévente est totale au bord de l’eau et Victor Fernandez fait un pied de nez à tous en se mettant à l’eau entre les cailloux !

 

Matanzas 1947

 

Klass Voget enchaîne les aerials sur une vague vorace qu’il arrivera à dompter.

 

Matanzas 1874

 

Arthur Arutkin – « notre » français de 16 ans – après quelques manœuvres pas très orthodoxes, nous fera également la démonstration de ses talents !

 

aRTHURa 

Jean-Christophe s’endort, des images plein la tête, heureux ... d’avoir réparé son frigo ! Et moi d’avoir réuni la France, l’Espagne et l’Amérique Latine dans la lutte contre les déchets aquatiques.

 

Matanzas 1828

 

Et bien sûr, un petit diaporama spécial windsurf, ça donne vraiment envie d’y retourner...

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 21:42

 

Topocalma-Pupuya 0783

 

Tout commence à Matanzas. Nos amis, les « cap de tout ! » (www.memepascap.fr), nous font la surprise d’arriver 15 min après nous après 1 mois de séparation. Effusions et cris d’enfants, négociations de stationnement et verres au bar de Marvento, un restaurant surplombant le terrain de jeu des windsurfeurs du coin.

 

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En attendant le vent, nous décidons d’aller découvrir un peu le coin. Jean-Christophe mène la danse, tant les spots de windsurf pullulent dans le coin et nous emmène à la Vega de Pupuya.

 

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Petit spa naturel en attendant le vent...

 

Après une exploration pédestre et quelques conseils de locaux, nous empruntons une petite piste, les « mêmepascap » devant (leur camping-car est beaucoup plus maniable et propulsion, c’est-à-dire que les roues arrière poussent).

Ils passent la côte qui mène à notre projet de bivouac et sont déjà en train de lier amitié avec Pathy et toute sa famille tandis que nous, ben c’est pas aussi évident... Première tentative : vroum vroum, tout droit et pouf, on s’arrête. Pourtant, la pente n’est pas raide  mais tellement mauvaise que el nino (notre camion) refuse d’aller plus loin.

Deuxième tentative ... suspens .... Jean-Christophe appuie sur l’accélérateur, les enfants encouragent la machine en cœur, le moteur vrombit ... mais une fois de plus,  notre poids lourd peine dans les trous de cette petite pente ! Bon, allez, une nouvelle tentative avec les conseils de Pedro, le mari de Pathy, qui a fabriqué des camping-cars et son ami, conducteur de colectivo (bus public). Femme et enfants descendent, Typhaine filme l’événement, impossible de céder si près du but ! Jean-Christophe se lance, debout sur l’accélérateur mais cale à mi-pente ... et voilà que la belle solidarité commence : Bruno, Pedro et son ami poussent notre 4 tonnes et cette force fut sans conteste la meilleure des propulsions !

 

La preuve en vidéo : cliquez ici

 

Ouf, nous voilà installés à deux pas de la plage, profitant du coucher de soleil sur la mer, unique malgré la variété dont nous avons déjà pu profiter.

 

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Et soudain, brisant le silence, la poésie du moment, vrombit un moteur de 4x4 comme on en croise souvent. Aïe aïe, le propriétaire de notre petit enclos de rêve serait-il opposé à notre installation de romanos ?

 

Contrairement à toute attente, le conducteur parle français. Il s’appelle Nino et nous présente sa future femme Anna-Luisa ainsi que son neveu avant de nous raconter qu’il connaît Pedro et qu’ici, on l’appelle el francès. Il faut dire qu’il a passé 40 ans en France, sauvé de la dictature chilienne alors qu’il avait 23 ans.

 

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Evidemment, il est adorable, aussi souriant que ses amis. Il nous invite chez lui, de l’autre côté de la plage, pour la « once » (diner léger précédent souvent une petite soirée plus ou moins alcoolisée) dans quelques jours et nous propose tous les services dont un voyageur pourrait rêver.

 

La Vega de Pupuya est un havre de joie et de sourire, pourtant en apparence si « normal ». On nous a tellement dit que le Chilien était réservé que nous avons l’impression d’être dans un autre univers.

Pathy nous offre sa machine à laver alors que sa maison a un sol en terre battu, Pedro nous remplit les bidons d’eau potable et nous offre l’apéro tandis que l’électricité est coupée de 21h à 22h pour alimenter les villas des riches vacanciers près de Matanzas, les villageois croisés sur la plage nous font découvrir avec un large sourire les crustacés fraîchement ramassés mais surtout, surtout, Daniela (la fille de Pedro et Pathy), nous offre l’expérience UNIQUE de dormir à Topocalma !

 

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Topocalma est un peu le mythe du windsurfeur français qui se caille dans l’Atlantique, sur la côte française du Nord au Sud, en attendant la vague, Topocalma est le rêve du pro qui vient s’offrir une session plaisir entre un shooting à Hawaï et une compèt à Gran Canaria, Topocalma est tout simplement l’endroit où habitent les parents du petit copain de Daniela... Et autant vous dire que ça tombe bien car cette plage tant désirée n’est accessible qu’après 1h30 de route (50km) et la traversée d’une hacienda privée totalement interdite d’accès une fois la nuit tombée. « Et oui les amis, si vous souhaitez rester, il faudra bivouaquer sur la plage, accessible uniquement en 4x4 bien entendu ! ». Et En plus, nous sommes deux camping-cars !

 

19h sonne, Daniela nous fait signe. Nous laissons passer le cavalier qui semble faire un contrôle routinier de la propriété et avançons à pas de loup jusqu’à la barrière et nous filons nous cacher derrière les baraquements de nos charmants hôtes !

 

La nuit fut délicieuse et le retour sur la plage à 10h un rêve dont Timothée pourra témoigner !

 

Topocalma-Pupuya 0928

 

Ce jour-là, JC n’eut finalement pas la chance de naviguer mais il rencontra quelques windsurfeurs qu’il n’oubliera pas de sitôt : Victor Fernandez, Klass Voget, Arthur Arutkin et Cisco sont également venus tenter leur chance avant de retourner dare-dare à Matanzas profiter de la fin de journée.

 

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Jean-Christophe reviendra quelques jours plus tard, en compagnie d’un chilien, se régaler en 4.2.

 

De retour à la Vega de Pupuya, la fête nous attend ! Nino et sa femme nous accueillent chez eux, un véritable havre de paix offrant une vue splendide sur la baie.

 

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Les enfants se régaleront de virée en 4x4, de frites maison et de musique autour du feu tandis qu’entre adultes, nous partagerons spécialités locales et points de vue socio-politiques, les drapeaux français et chilien en fond.

 

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Nino aime la France du plus profond de son cœur, quelque chose de touchant et de réconfortant. Et moi, après cette rencontre unique, il n’y a plus de doute,  j’aime le Chili !

 

Quelques images de bons moments !

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 03:46

Ca y est, la ligne est franchie. Il ne s’agit pas de la ligne rouge, ni même de celle de la moitié du voyage (d’ailleurs, comment se calculerait-elle ? en temps, en km, en émotions ?), non il s’agit de celle qui nous éloigne de l’Atlantique et qui nous rapproche du Pacifique !

 

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Le Pacifique ... la grande inconnue ! Nous avons bien barboté en masque et tuba dans ses eaux cristallines le long des plages balinaises il y a quelques années mais les côtes chiliennes et péruviennes sont mythiques. Les images du magazine Wind en attestent et l’inquiétude qui nous gagne n’est pas tant que la réalité soit à la hauteur de ces images mais plutôt que nous soyons à la hauteur ...

 

Après notre passage flat à San Carlos de Bariloche (S.C. de Bariloche restera un mystère), autant vous dire que notre appétit de windsurfeur est dévorant. Pas question de s’arrêter sur la route admirer quelques musées mapuche ou paysages magnifiques de forêt en bord de lacs (enfin si, juste le temps d’une grande lessive ... voir Tranche de vie d’itinérants).

 

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Le temps donc d’engloutir une tortilla al horno (rien à voir avec l’espagnole, c’est un petit pain rond pétri à la main et cuit un peu à l’iranienne au four, sur des cailloux, garni de viande et dévoré sur l’instant, slurp !) et nous voilà sur le premier spot conseillé par les habitués : Tirua !

 

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C’est un village perdu au bout d’une piste en pente – heureusement dans le bon sens – juste à côté d’un village encore plus petit, Quidico. Avant, les vagues étaient à Quidico mais maintenant, elles sont à Tirua. Avant, c’était avant le dernier tsunami (février 2010) qui a semble-t-il un peu déréglé la vague ...Mais ça ne perturbe personne, il suffit de le savoir.

 

Le vent est annoncé, un planchiste chilien traîne dans les parages. Nous nous mettons dans ses traces de 4x4 et découvrons avec ravissement la baie de Tirua.

 

Tirua 7941

 

Nous y resterons 5 jours à savourer vent, vagues, planche, plage, paysages.

Notre contact avec la population est ténu mais certain : tous les jours, une dame se place dans le lit de la rivière avec sa barque pour permettre aux quelques promeneurs qui le souhaitent d’accéder à la partie protégée de la plage. Grâce à elle, nous irons acheter nos œufs, notre poisson et notre artisanat mapuche (et oui, 80% du village est Mapuche et nous en apprendrons plus ici qu’au musée).

 

Tirua 7732

 

Nous apprendrons que les Mapuches sont des indiens très « résistants » à l’envahisseur, maya comme espagnol mais ils n’ont pu résister à la confiscation de leurs terres dans les années .... Aujourd’hui, leur identité commence tout juste à être considérée, malheureusement parfois grâce à l’usage de la violence.

Leurs traditions et leur langue, elles, ont perduré au-delà des années et sont toujours enseignées dans la petite école du village qui nous a gracieusement accueillis le temps d’envoyer quelques mails.

 

Tirua 0614 

 

Et pour ne pas perdre complètement le sens des réalités, nous avons aussi organisé un nettoyage de plage qui a rencontré un certain succès car une bonne partie des gens présents a participé de bon cœur !

 

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Mais surtout, Jean-Christophe s’est fait plaisir en découvrant le waveriding dans des petites vagues bien rangées allant jusqu’à deux mètres. Le spot, sécurisant avec un vent side shore (établi vers 14h), sans shore break et sans courant, lui a permis de découvrir de nouvelles sensations et d’admirer quelques experts !

 

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Nous aurions pu rester ici des semaines à contempler les pélicans et à apprendre le chilien (parce que par-là, c’est un peu du texan marseillais !) mais il paraît que Llico, c’est bien aussi, alors nous sommes partis !

 

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Petit diaporama pour mettre l’eau à la bouche

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 22:24

S.C. de Bariloche est pour n’importe quel argentin LA station « balnéaire », belle et huppée, hiver comme été et il faut reconnaître que les paysages sont splendides : après les régions désertiques de Patagonie, nous replongeons dans un havre de verdure et de reliefs montagneux au pied desquels se lovent des lacs immenses.

 

Bariloche 7258

 

 

Mais pour le windsurfeur, ce qui compte surtout, c’est de voir ça :

 

Bariloche 7267

 

Mais oui, regardez ces arbres. Bon, ce jour-là il n’y avait pas de vent mais cette courbure élégante augurait de beaux jours de navigation.

 

En attendant ce moment, nous avons tout d’abord géré quelques impératifs tels que trouver une laverie, faire réviser le camping-car, acheter des cartes postales et des souvenirs, anticiper le cadeau d’anniversaire d’Adrien, arpenter les rues commerçantes à la recherche de nouvelles tongues...

 

Comme le vent ne venait toujours pas, nous avons aussi fait un peu de tourisme en ville et dans les alentours, dégusté chez la famille Weiss une fondue au fromage suivie d’une fondue au chocolat, miam !

 

Bariloche 0589

 

 

Et comme le vent n’était toujours pas là, nous avons envahi la patinoire à la grande joie des enfants (un peu de fraîcheur, ça fait du bien !).

 

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Au bout de quelques jours à ne percevoir aucune alizée, à ne croiser aucune windsurfeur, nous nous sommes demandés si nous étions bien au bon endroit !

 

Alors nous avons fait un tour un peu plus au Nord et sillonné la fameuse route des 7 lacs offrant des panoramas magnifiques et crevé et ensablé le camping-car et bu un coup avec nos libérateurs et retourné à San Carlos de Bariloche par le Paso del Cordoba, un ravissement ...

 

 Route7lacs

 

Et c’est là qu’une rencontre impromptue se produisit : alors que nous cherchions une gomeria pour faire réparer notre pneu crevé, toujours désoeuvrés en l’absence de vent, nous avons rencontré Thierry, un windsurfeur qui habite entre Santiago et S.C. de Bariloche. A défaut de se faire plaisir ensemble sur le plan d’eau de Dina Huapi, à 10 km de S.C. de Bariloche, nous avons parlé spots du coin et d’ailleurs et réchauffement climatique autour d’un verre, face à la mer, avec son ami German, un argentin qui débute la planche et recherche activement du matériel (pour l’instant, il navigue avec une planche à dérive !!)

 

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Ce fut également l’occasion de porter la bonne parole de Surfrider Foundation avec quelques locaux. German, convaincu par la cause, a d’ailleurs proposé d’entrer dans le réseau !

 

Nous quittons Dina Huapi, heureux de ces rencontres, après 10 jours sans vent ! Pourvu que le Chili soit plus à la hauteur de nos espérances ...

 

Diaporama à ne pas rater !

 

Pour les fan de windsurf, nous avons tout de même récolter quelques infos :

A San Carlos de Bariloche, on navigue par Nord-Ouest (80% du temps). Il y a une guarderia près du terminal de bus (qu'on a jamais trouvé) qui réunit 40 membres et organise une compétition en mars chaque année.

A Dina Huapi, c'est meilleur par SO-O. Mais par Est, un effet thermique rend les conditions de navigation idéales entre 12h et 14h (vent plus régulier) et par Nord de 14h à 16h. Ils ont attendu le vent jusque mi-février pour finalement naviguer dans 40 noeuds !

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:55

 

Lagoa-da-Conceicao 1011

 

Enfin nous voici dans cet endroit tant attendu, attendu parce que la dernière fois que la planche est sortie de sa housse, c’était à Sao Miguel do Gostoso (voir billet) un mois et demi plus tôt et Jean-Christophe était au bord de la déprime.

 

Attendu également parce qu’après le Nordeste, c’est la région la plus réputée pour faire de la planche. Alors imaginez Jean-Christophe, piaffant d’impatience dans les bouchons d’accès au lac de Conceiçao, situé au milieu de l’ile Santa Catarina, au large de Florianopolis !

 

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Imaginez également son excitation lorsqu’il voit la brise se renforcer et s’établir. Autant dire qu’il n’a pas mis longtemps à gréer et à tester le spot.

 

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Il retrouve José, un brésilien rencontré à Icaraï, qui a navigué entre Fortaleza et Icaraï d’une traite en 5 jours. Ils ont plaisir à sillonner sur un plan d’eau parfaitement lisse et offrant de superbes panoramas (en 5.3 et 6.2).

 

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Timothée (8 ans) et Adrien (5,5 ans) également profitent de ce lac peu profond pour se perfectionner en vue des vagues du Pacifique ...

 

timadri

 

Une fois Jean-Christophe rassasié, nous avons installé notre campement face à la plage, au camping du coin, très bien équipé. Notamment, il dispose de grands espaces ouverts équipés de table, frigo et cuisinières.

 

C’est là que nous partagerons nos meilleures expériences culinaires avec Luisa et Graeme, et leurs 2 enfants, des Sud-Africains aussi gourmands que fan de rugby. Ce fût également l’occasion de discussions animées sur le monde, la politique, l’égalité, enflammés par la caïpirinha, jusqu’au bout de la nuit !

 

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Le lac est un point de départ idéal pour découvrir les plages de l’île, envahies par les surfeurs et les waveriders selon les conditions. Il offre une infrastructure touristique complète tout en préservant les espaces naturels, et tout cela à moins d’une heure de Florianopolis, une grosse ville.

 

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Si un jour nous déménageons, c’est à Florianopolis que nous habiterons ! 

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:23

Patagonie 6776

 

Après un mois (seulement) passé sur ce territoire, les émotions du windsurfeur sont assez complexes. Tâchons de vous éclairer :

 

 

Tout d’abord, le windsurfeur fait le plein de vitamines. Et oui, franchir la frontière de la Patagonie nécessite d’être au top de sa forme ... ou plutôt d’avoir de l’appétit pour  déguster la ration de fruits frais fraîchement achetés et prévus pour la semaine mais interdits en Patagonie dans le cadre de la lutte contre les mouches porteuses de la fièvre aphteuse !

 

Patagonie 5130

 

Puis, le windsurfeur s’arcboute à son volant comme à son wishbone en pleine tempête pour ne pas sortir de la route toute droite mais balayée par un sacré vent de terre, donc de travers. Il est toutefois rassuré par les sanctuaires dédiés à Saint Antoine, le saint patron des voyageurs, tout le long de son itinéraire.

 

Patagonie 4527

 

Après quelques centaines de km (une broutille par ici), il a soudain les yeux qui brillent face aux golfes de la péninsule Valdès, en particulier sur la plage de Las Canteras, sur laquelle le vent souffle parfaitement parallèle à la plage. Il est légèrement inquiet mais très excité à l’idée de tomber nez-à-nez avec les baleines qui viennent se reposer de leur longue migration vers le Nord avec leur petit.

 

Valdès windsurf 

Mais rapidement, il en a plein les yeux, du sable, de la poussière et il réalise que le vent est violent et en rafale alors il décide de poursuivre sa longue route vers le Sud ...

 

Patagonie 4990

 

Plus bas encore, à Playa Union, le windsurfeur enfile un pull St James (made in France ;) et brave le vent (off shore encore !) pour faire face à la vague de déchets qui déferle sur le Rio (voir Surfrider Foundation prend vie en Argentine).

 

Patagonie 5068

 

Après une route interminable, interminable, interminable .... et un virage à droite (et oui, plus au Sud, c’est le Pôle Sud), il a enfin sa récompense, THE SPOT  !

 

El Calafate, le plaisir dans tous les sens :

 

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Prudents après son expérience écourtée à Torres del Paine (voir 24 décembre : 3 anniversaires), le windsurfeur se renseigne auprès de la prefectura naval pour connaître les conditions de navigation sur le Lago Argentino, le long duquel la bourgade de El Calafate s’est développée. Et de s’entendre dire : « le lac est trop profond, allez voir la baie un peu plus loin. »

 

L’excuse est bidon mais le tuyau n’est pas percé : le temps de se nourrir d’un petit hamburger maison comme il s’est en concocter au grand plaisir de sa tribu, voilà qu’arrive Marcelo et ses amis. 

 

L’ambiance est magique sur la bahia redonda : le vent monte largement au-dessus des pronostics de windguru (c’est la Patagonie, mon ami !), il y a du monde sur l’eau et kite et planches tirent des bords, board à board (NdR : ce qui est suffisamment rare pour être relevé), le sourire aux lèvres.

 

Patagonie 5740

 

Cette baie est parfaite pour naviguer car le vent est bien orienté et puissant, et on a pied partout. Seul détail qui a son importance : elle se remplit d’eau au fur et à mesure que le Lago Argentino, qui l’alimente, monte avec la fonte des glaces. Le windsurfeur devra donc raccourcir son aileron s’il ne veut pas rester planter au fond de la baie !

 

Lui sort en 5.3 bien étarqué et 90L (aileron : 26 cm au lieu de 40 cm) tandis qu’elle prend la 115L et s’envole littéralement : le planing est enfin assuré sous les yeux amusés des locaux qui n’auraient jamais vu de femme naviguer sur le spot.

 

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Après avoir partagé le plan d’eau, Marcelo le kiteur partage ses habitudes et un restaurant fort sympathique pour qui a un appétit d’ogre, en compagnie de son ami José.

 

Autant dire que les windsurfeurs sont heureux comme des rois : 3 jours de navigation à plein régime, des amis à faire venir en Europe et un bon plan quelques km plus loin et encore après ... il faudrait 3 mois de plus pour tous les découvrir.

 

Le windsurfeur se lance donc ragaillardi sur la ruta 40, mythique même s’il n’y a de plus en plus d’asphalte (enfin, on a pas toujours le droit de rouler dessus, bouhouhou), ponctuée de « quelques » lacs.

 

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Lago Roca pour la Saint Sylvestre 

 

 

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La navigation est possible mais le windsurfeur a préféré sortir le transat et la bouteille bien fraîche pour admirer ce panorama à couper le souffle.

 

Lago Argentino pour le 1er janvier 

 

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Comme le disait les gars de la prefectura naval, le lac est profond, mais aussi très froid, surtout ici, au pied du Périto Moreno, un glacier monumental qui se fracasse dans le lac avec un bruit assourdissant. Que la nature est belle !

 

Lago Viedma, au pied du Fitz Roy (Bahia Tunel)

 

Patagonie 6512

 

La montagne a gagné le windsurfeur qui a délaissé le lac. Il faut dire que les vents étaient d’une rare force (difficile de tenir debout) et le paysage absolument sublime :

 

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Petit diaporama du windsurfeur en tourisme en fin d’article

 

Lago Cardiel 

 

Patagonie 6573 

 

Encore un lac d’une beauté pure (il faut dire tout est gris autour, sa couleur turquoise illumine le paysage) à laquelle le windsurfeur ne pourra résister. Et pourtant, la planche restera bien fixée sur le toit d’el niño, notre camping-car, qui subit les attaques incessantes de ce vent patagonien d’une puissance qui devient éprouvante !

 

 

Et voilà que le windurfeur, craque, rêvant d’un jour où le vent cesserait de lui vrombir dans les oreilles et de soulever la poussière de cette satanée piste. Il se laisse aller un instant à rêver qu’il surfe une vague de 3 mètres, enchaînant les virages fluides et ... voilà qu’arrivé en bas la réalité est brutale ! Il se rend compte trop tard qu’il ne peut plus remonter ... ni remonter !!! Il est coincé dans le canyon le plus beau de la région mais il n’en a que faire, il n’y a pas d’eau ici !

 

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C’est alors que sa bonne étoile survient et que s’ouvre devant lui le chemin de traverse qui lui permettra de trouver la sortie, ouuuuuffffff !!

 

Patagonie 6759 2

 

Le windsurfeur a compris la leçon et appuie sur l’accélérateur pour retrouver au plus vite un spot, le bitume, le soleil, la chaleur, les tongues, les vacanciers ...

 

En fait, il ralentira légèrement quand il se rendra compte que les voitures stationnées à Gobernador Costa (LA ville à 300km à la ronde) attendent TOUTES pour remplir leur réservoir. Et oui, grève+ vacances = pénurie de gasoil dans toute la région !

 

accélérateur

 

Après le plein d’essence, il refait le plein d’énergie à Laguna La Zeta (encore un lac !) ...

 

Patagonie 6919

 

... avant d’aller tâter le spot de San Carlos de Bariloche, sur le Lago Nahuel Huapi : la Patagonie, ce n’est jamais fini !

 

La suite au prochain numéro !

 

Encore quelques photos si ça vous dit.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:35

Pelotas 2667

 

Après avoir fait durer le plaisir à Ibiraquera, nous devons avaler 900km en 2 jours.

Nous en mettrons 3, car notre escale à Pelotas, sur le lagoa dos pratos (plus précisément la praia de laranjal), s’est révélée des plus agréables.

 

Il faut que je vous raconte comment nous sommes arrivés là.

Rappelez-vous : en septembre, nous étions en route pour Sao Miguel do Gostoso (voir billet) et en pleine discussion avec un couple de jeunes français sur le bord de la route, lorsqu’un gars de Recife s’arrêta et nous recommanda d’aller à Porto de Galinhas, où nous nous rendrons et où nous rencontrerons le premier camping-car au brésilien (et presque l’unique : 3 en tout) de Christian et Samantha – des jeunes brésiliens en congé de 6 mois – qui nous recommandèrent, à leur tour, de passer voir le père de Samantha à Curitiba (voir billet). Or, dans la résidence de ce dernier habite un windsurfer qui nous aborda, forcément, et nous conseilla d’aller à Praia de Laranjal !

 

Bref, nous arrivons là et voilà que Leonardo et Marcello nous tombent dessus alors que nous garons le camping-car en face de leur club de voile.

Ils nous souhaitent la bienvenue et nous proposent directement de dormir dans l’enceinte de leur centre. Il est 19h, le vent souffle, un kite est de sortie, l’endroit nous séduit.

 

Pelotas 2470

 

Le lendemain, nous ne mettons pas longtemps à céder au charme du Brésil(ien) qui nous invite à rester : « d’habitude, quand il y a des nouveaux, on fait un BBQ », d'autant que du vent est annoncé et que leur accueil est trop chaleureux et sincère pour faire autrement.

 

Prowind

 

10h : Jean-Christophe répare avec succès la porte d’entrée et la chasse d’eau (un fusible a sauté !)

11h : choc des cultures : partie de pétanque, Leonardo adore !

12h : churrasco brésilien et gâteau à la française

14h : discussions animées sur les spots d’Uruguay et d’ailleurs

15h30 : il est temps de se jeter à l’eau.

 

Le plan d’eau est un immense lac de 300 km de long sur 30km de large. Il est plat, idéal pour le slalom. Ce jour, le vent est orienté sud ouest. Sur les conseils de Léonardo, nous attendrons que le soleil se voile car le vent monte lorsque la température de l’air est plus fraîche.

 

 

Rapports à la sortie de l’eau :

Charlotte : « le spot est idéal pour moi qui doit confirmer mes acquis et travailler mon waterstart. J’ai pied partout sur au moins 200 mètres de large et le vent est assez régulier. Je suis sortie en 5.3 et 115L par un petit force 5. Le vent on shore me permet de longer la plage, c’est parfait ! »

 

Pelotas 2570

 

Jean-Christophe : « le vent est monté et un petit clapot s’est formé alors j’ai pris 6.2 et 115L. J’ai tiré des bons bords full speed. Puis le vent a forci.  J’ai pris la 5.3 et me suis mesuré au propriétaire du club, Leonardo, qui est sorti en Starboard Isonic101 et Gaastra Vapor 6.5, c’était sympa. »

 

Pelotas 2677

 

Timothée : « Marcello m’a emmené sur sa planche de kite et j’ai fait un super tour ! J’addooooooooorrrrreeeee le kite !!!! »

 

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Un spot qui synthétise toute l’essence du Brésil : l’eau, le vent, la bonne humeur ! Autant vous dire que le départ était émouvant...

 

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