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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 04:30

Pour ceux qui ont les batteries à plat, le moral dans les chaussettes, voici un remède fracassant avec effet immédiat : un billet spécial peps !

 

Inka-cola 9279

 

Autant vous dire qu’au Pérou, il faut avoir la pêche car il y en a des choses à voir ! Rassurez-vous, nous avons survécu à la tentation de la coca et n’avons puisé notre énergie que dans l’Inka cola, boisson à haute dose d’énergie (et de sucre...). Le sevrage va être dur !

 

Mais commençons par notre arrivée au Pérou par la frontière la plus grouillante, vivante, cracra, celle de Desaguadero :

 

Le premier défi a été de trouver la sortie de la Bolivie, ce qui ne fut pas une mince affaire. Certains, plein de bonne volonté, nous ont aidé mais je n’y comprenais rien : « comment ça, une autre frontière ? ! Y en a-t-il donc plusieurs ? - Et oui ma p’tite dame. Celle-là, c’est celle des camions, vous devez trouver la vôtre en ville ».

 

Après avoir fait demi-tour, emprunté une piste poussiéreuse pour accéder à une ville fantôme, nous nous sommes retrouvés face à deux plots qui barraient la rue, l’unique, qui menait à la frontière ! Mince alors, que faire ? Finalement, les apparences étaient trompeuses, el niño est beaucoup moins imposant que nous le pensions et le Pérou s’offrait à nous enfin !! Enfin presque...

 

Le second défi fut de gérer la paperasse : le circuit m’a paru de prime abord assez classique ; grossière erreur ! Les Boliviens semblaient bien peu désireux de nous voir quitter le pays (mais après deux bloqueos en trois semaines, la patience était notre plus grande vertu !) : alors que je pensais que tout était en ordre le douanier « de la barrière » nous a expliqué que nous avions raté une étape, celle de la tentative de corruption.

 

« Eh oui, le papier du véhicule que vous avez rempli avec le monsieur qui est venu faire le tour de la casa rodante, il faut en faire une photocopie et le faire tamponner par un autre service ma p’tite dame ! »

 

Pendant que Jean-Christophe faisait visiter le camping-car aux douaniers soudainement désœuvrés, curieux de voir comment on pouvait vivre dans un camion, j’allais réclamer l’original du papier, casser un billet pour une photocopie à trois sous et dépenser le reste en chewing-gum (au moins une vingtaine) puis arborer mon plus beau sourire face à l’autorité qui, pour apposer son tampon sur ma copie, me demandait 20 soles (6 euros). « Ah oui ? Bien sûr, vous avez une facture ? » Autant vous dire que Monsieur n’a pas insisté...

 

J’ai ainsi pu traverser le pont qui nous menait au Pérou pour effectuer les démarches habituelles : « marque du véhicule ? – Mc Louis. - Ah, y a pas dans l’ordinateur. – Mettez Fiat alors. – OK ça rentre. Numéro de chassis ? – Euh, c’est un des numéros indiqués sur la carte grise française tellement mal fichue que j’en sais rien. – Regardez, il est inscrit sur votre pare-brise. – Ah oui, merci ! »

 

... et finalement prendre la route : le Pérou s’offrait à nous !

 

Le décor variait peu face au lac Titicaca, la première étape phare de notre séjour de 2 mois dans ce beau pays (pour la suite, voir Sur les traces des merveilleuses cités d’or et Les vagues du Pérou, à venir).

 

Inka-cola 6208 

 

Nous nous sommes tout d’abord arrêtés à Juli, petite bourgade au bord du lac Titicaca. L’idéal pour prendre la « température » des péruviens. Le mieux, dans ce cas, c’est la place du village. Je ne sais si les gens étaient plus ébahis par l’engin qu’ils avaient sous les yeux ou par les 3 furies qui sortirent du camion, un ballon au pied. En deux minutes, ils avaient un copain pour jouer au foot et moi une petite vieille avec qui papoter. Elle voulait absolument que je lui « raconte » la France, savoir comment étaient les paysages, s’il y avait des vaches, ce qu’on y mangeait... Un véritable échange de culture qui contrastait sérieusement avec l’approche bolivienne, beaucoup plus réservée.

 

Avant d’aller déguster un poulet frites à la polleria du coin, un jeune homme avec qui j’avais discuté est même venu me voir pour m’offrir un sole (monnaie péruvienne) tout brillant contre une pièce d’euro, souvenir d’une rencontre internationale. Bêtement, j’y ai vu un porte-bonheur, heureuse de ces rencontres chaleureuses et soulagée après tout ce que j’avais pu entendre dire du Pérou.

 

Soulagée ... mais malgré tout exposée à certains risques de curiosité mal intentionnée.

Le lendemain, alors que nous étions à Puno, admirant le défilé hebdomadaire des forces de police, nous avons été victime d’une tentative d’intrusion dans le camping-car. Heureusement, le voisinage veillait (pas la base militaire située à côté, non ; ses occupants venaient même de nous dire que nous ne craignions rien...) et nous nous en sommes tirés à moindre frais avec une vitre fendue, côté conducteur.

 

Nous sommes donc allés dormir dans une cochera, terrain vague envahi de moto-taxi, voitures, camions... surveillé par une femme habitant dans un abri proche de ceux des SDF en France. Mais le comble nous apparut le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil au calme : deux écoles se trouvaient sur ce même terrain ! Je me demande encore comment font les enfants pour garder leur uniforme aussi propre !

 

cochera Puno 

 

Y avait-il parmi ces enfants ceux que nous avons rencontrés sur les îles Uros, ces fameuses iles fabriquées en roseau sur lesquels quelques personnes vivent, surtout du tourisme ?

 

Inka-cola 6297

 

Ceux-là qui, trop heureux de recevoir en cadeau les voitures des garçons, leur offrirent des petits bateaux fabriqués en roseaux. C’était amusant de les voir jouer à cache-cache tandis qu’un des habitants nous expliquait comment ils concevaient leurs fondations pour être sûr qu’on ne passe pas à travers. Personne n’est tombé à l’eau donc !

 

Uros

 

Cette rencontre était intense mais furtive ; la suivante était de taille.

 

Après avoir eu la chance – je dis bien la chance car en Amérique du Sud, on a beau être le roi de la bidouille, on ne peut pas changer une vitre de camion européen comme on veut – de pouvoir faire faire sur mesure une nouvelle vitre à partir de celle qui était intacte, dans une usine de pare-brise, nous avons filé sur les routes de Juliaca vers la péninsule Capachica, jusqu’à Llachon.

 

Inka-cola 6393

 

Llachon est un de ces endroits qui nous a changé. Tout d’abord, nous y sommes arrivés à la tombée de la nuit, accompagnés sur la route par toutes les femmes qui raccompagnaient leur troupeau, vêtues traditionnellement.

 

Inka-cola 6552

 

Puis, le lendemain, nous avons vu les enfants, dès 4 ans, se rendant à pied à l’école qui pouvait se situer à plusieurs km de chez eux, le plus souvent une glace à la main.

 

Llachon enfants

 

Nous avons vu les hommes, les femmes, vieux ou peut-être plutôt vieillis par le labeur, cassés en deux à ramasser des pommes de terre ou à bêcher leur culture en terrasse.

 

Llachon gens

 

Tout cela dans un décor paisible, silencieux, ressourçant. Nous avons fini par nous prêter au jeu et porter le « costume » du quotidien !

 

Llachon costume

 

J’entends déjà vos commentaires ... !

 

Autant vous dire qu’après cette rencontre, dernier moment fort de notre séjour au lac Titicaca, nous avions les batteries chargées à 100% pour suivre la trace des Incas...

 

Pourvu que cette énergie et paix intérieure soient arrivées jusqu’à vous ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 22:16

Voici une petite galerie de portraits pas comme les autres pour vous présenter notre court passage en Bolivie (3 semaines) :

 

 

  • Une ... Gabriela d’Uyuni :

 

En cette saison, le salar est mouillé, très mouillé. Impossible d’aller à la isla del pescador pour admirer le coucher ou le lever de soleil comme le font tous ces voyageurs dont nous avons lu et relu les fichiers « bivouacs ».

 

Bolivie 4986
 

Alors nous arriverons en fin de journée et nous profiterons pour commencer de l’hôtel de sel d’à-côté que nous visiterons comme un musée.

 

Bolivie 4992
 

Puis, champagne au verre, nous trinquerons à ma bougie supplémentaire devant le soleil couchant se noyant dans le salar avant de déguster un petit gâteau maison.

 

Bolivie 5019
 

Le lendemain, pour être sur de ne pas transformer el niño en statue de sel, nous irons sur la pointe des pieds (pas si facile en camping-car) découvrir ce si fameux salar, dépassant à peine la lisière tandis que les 4x4 des agences sillonnent la grande surface blanche à la recherche du meilleur point de vue pour les photos.

 

Bolivie 5074
 

Nous y déjeunerons même avec sous nos yeux le dur spectacle des ouvriers pliés en deux à bécher la croute de sel sous un soleil de plomb, s’accordant à peine le temps de boire. Ce fut l’occasion de rencontrer Gabriela, une jeune femme qui vient tous les jours ramasser du sel dans la plus grande réserve de lithium au monde, avec son mari, pendant que ses deux aînés sont à l’école tandis que les deux plus jeunes (2 ans et 3 mois) attendent patiemment dans le camion !

 

Uyuni
 

6 heures de travail quotidien pour quelques bolivianos qui lui offrent à peine de quoi vivre... Les enfants offriront quelques jouets en échange d’un sourire de la tête brune que vous voyez dépasser de la fenêtre. Dérisoire me direz-vous mais pour ce p’tit gars, c’était des heures de jeu en perspective. Tandis que nous, nous avions des heures de route à faire pour rejoindre Tarabuco...

 

 

  • Plusieurs ... danseurs de Tarabuco

 

Bolivie 5455

 

Nous avons raté le carnaval de Rio (Brésil), la semaine sainte à Copacabana (Bolivie – voir Windsurf et Surfrider en Bolivie), la fête des cerises à Los Antiguos (Argentine) mais ... mais nous avons assisté au Pujllay de Tarabuco, un grand évènement partagé avec les communautés indiennes de Bolivie et quelques rares touristes (israéliens, bien sûr (!), communauté omniprésente en Bolivie. Que ceux qui savent pourquoi nous éclairent...).

 

Nous avons commencé les festivités par un petit tour de la place du village et découvert le héro de la fête, un un indigène victorieux en 1816 d'un conquistador espagnol plutôt en mauvaise posture, le coeur au grand air !

 

Tarabuco (14)

 

Autant vous dire qu’il ne fait pas bon arborer un arbre généalogique espagnol dans ces contrées ! 

Notre faciès de gringo n’est pas pour autant mal perçu et nous profitons de l’ambiance bon enfant pour nous immiscer dans la vie locale :

 

- partie de babyfoot en plein air :

 

 

P1130039

 

Nous avons découvert le plaisir des jeux de rues à Potosi où la « place des étudiants » est envahie de babyfoots. A la tombée de la nuit (vers 18h30), les jeunes qui sortent des cours se retrouvent pour jouer le ballon à la lumière des réverbères. Il faut repérer la meilleure table, payer d’avance pour être sûr d’y avoir accès et quelque fois même patienter, le seau à la main, pour permettre à Edouard d’être « à la hauteur » ! Alors vous imaginez sa joie de découvrir à Tarabuco un babyfoot à sa taille.

 

 

- participation à l’élaboration d’un pukara, sorte de tour autour de laquelle évolueront les danseurs.

 

Pukara

 

D’abord sur la réserve, pour ne pas déranger le curieux ballet des participants qui regroupaient les tiges, les nouaient et y accrochaient les produits alimentaires apportés par chacun, nous avons créé l’événement lorsque nous avons proposé nos services ! Tandis que Jean-Christophe se faisait servir la chicha, plutôt doux tant qu’on en boit avec modération, j’étais sous le feu des flashs des boliviens amusés.

 

- et pour finir cette journée, découverte de la « file indienne » à l’occasion de la serena (spectacle folklorique) offerte gracieusement par le « conseil régional » à près de 3000 personnes :

 

Etant donnée l’anarchie totale qui règnait à l’entrée du coliseo (passage de véhicules parmi les piétons, installation de stands « sauvages », queue grandissante et apparition de resquilleurs au fur et à mesure de l’augmentation du retard...), la technique locale consistait à se placer les uns derrière les autres et à se tenir par la taille, en avançant à petits pas jusqu’au guichet où il faut se présenter pour retirer un billet gratuit avant de refaire la queue pour pénétrer dans l’antre de siku et charango (stars du soir : ce sont des instruments de musique).

 

Bref, le spectacle se mérite mais vaut le détour :

 

P1130060

 

Nous avons profité d’un grand moment de joie entre les d’jeuns qui ont fini déchaînés et les paysans en poncho et chapeau de feutre, placides et heureux d’être là.

 

Pour un petit aperçu en mouvement, cliquez ici

 

Mais tout cela n’était qu’un aperçu avant la danse infernale : danseurs et musiciens de toute la région défilent dans le village et tournent, tournent autour de la pukara, en costume traditionnel, tous différents selon les communautés, les pieds en sang et la tête ailleurs, la chicha et la coca faisant son effet... Les boliviens de tous horizons, venus pour l’occasion, étaient sous le charme, les enfants aussi, se trémoussant au son des clochettes des « sabots » des danseurs.

 

Bolivie 5464

 

Admirez les artistes dans ce petit diaporama !

 

  • Tous ... des enfants 

 

Sucre, Potosi, Cochabamba, La Paz, Tiquina ... autant de villes traversées après des heures (beaucoup d’heures !) passées à admirer un paysage grandiose. Inutile de retoucher les photos, les couleurs, la lumière, sont naturellement belles !

 

Bolivie 5196
 

Des villes riches d’un patrimoine historique mais aussi d’activités ludiques plutôt inattendues pour des français plein de préjugés :

 

- Sucre nous offrit, outre le calme et la sérénité, une rencontre avec les dinosaures et une tranche d’histoire incroyable au travers d’une face rocheuse recouverte de véritables traces de pas de ces grosses bêbêtes.

 

Parquecretacico    

 

- Cochabamba n’était pas prévue au programme mais après une route interminable, nous avons su en tirer le meilleur lors de cette courte escale : des pneus tout terrain qu’on a regretté de ne pas avoir plus tôt et surtout, une séance de cinéma mémorable pour nous, pauvres voyageurs sevrés de haute technologie ! Les croods en 3D...

 

 Bolivie 0668

 

- El niño n’a vu que El Alto tandis que nous sommes descendus, sacs au dos, découvrir La Paz en vrais touristes, à l’hôtel !

Un hôtel tout confort avec une piscine et même assez de place dans les chambres pour jouer à cache-cache !

Et aussi la sélection bolivienne de football que nous sommes allés soutenir en famille au stade face à une équipe argentine armée pour ce match éliminatoire de la Coupe du Monde de ses meilleurs joueurs.

 

 Bolivie 0722

 

Un vrai défi à 4000m d’altitude ! Les Boliviens étaient survoltés, les Argentins en défense, asphyxiés mais toujours conscients. Un beau match (1-1) dans une ambiance très famille avec des vendeurs à la sauvette dans les gradins pour soulager sa soif et son porte-monnaie sans lever ses fesses de son morceau de polystyrène (indispensable sur les gradins en béton et salis par les chaussures).

 

¡ Viva Bolivia!

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 04:08

Attention, l’auteure de ces quelques lignes vous avertit qu’en sus du temps de lecture légèrement supérieur à la normale du fait d’un diaporama hors du commun, il est nécessaire de prévoir un temps de rêverie d’une bonne heure...

 

San-Pedro-de-Atacama 4768

 

Nous avons été éblouis par cet endroit unique en son genre. Il faut dire que nous avons mis les moyens pour que le séjour dans le désert d’Atacama se passe bien :

  • Rapatriement des grands-parents maternels pour faire la lecture aux enfants

 

San-Pedro-de-Atacama-4220.jpg

 

  • Réquisition d’un 4x4 tout terrain pour « affronter » les reliefs du désert

 

San-Pedro-de-Atacama 4347

 

  • Installation d’un stand de récupération dans un hôtel de charme avec piscine

 

  • Prise en otage d’un chef cuistot et son équipe pour fins gourmets !

 

San-Pedro-de-Atacama 4204

 

Pour commencer, El niño nous a emmené en famille découvrir la Lune... Il s’est promené dans des cratères, a gravi des monts et roulé jusqu’à ce que la surface soit blanche et lisse ... jusqu’à une mine de sel !

 

San-Pedro-de-Atacama 4249 

 

El niño nous a également fait découvrir les lagunes et offert un abri sous le soleil de ce désert unique.

 

San-Pedro-de-Atacama 4232

 

El niño n’en a pas vu beaucoup plus, le pauvre, un peu lourd pour sillonner montagnes et rocailles. Il nous a donc patiemment attendu pendant que l’engin sans aucun doute le plus pratique dans ces contrées nous fasse découvrir quelques merveilles.

 

C’est ainsi que nous avons pu nous baigner dans des piscines naturelles à bulles à 4000m d’altitude, entourés de geysers fumants.

 

San-Pedro-de-Atacama 4563

 

C’est ainsi également que nous avons pu nous perdre dans la vallée Arc-en-ciel, éblouis par les sculptures naturelles et la palette de couleurs dont les reliefs étaient recouverts.

 

San-Pedro-de-Atacama 4658

 

C’est ainsi encore que nous avons gagné le sommet du Mont Blanc, le dépassant même légèrement, hilares du fait du manque d’oxygène, à moins que ce ne fût tout simplement du « bien-être » face à des paysages aussi époustouflants.

 

San-Pedro-de-Atacama 4351

 

C’est ainsi enfin que nous sommes partis à l’assaut de la roche, guettant à tout instant l’assaut des indiens en haut du canyon, tels des cow-boys du far-west.

 

San-Pedro-de-Atacama 4783

 

Eblouis par tant de beauté, reposés et rassasiés, nous avons finalement laissé notre casquette de touriste à l’aéroport de Calama et repris notre route de voyageurs vers d’autres horizons pleins de promesses : la Bolivie !

 

San-Pedro-de-Atacama 4885

 

Pour ceux qui ont du temps devant eux, voici un diaporama (sans windsurf !)

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 16:35

 

bonne année 


On a la belle vie me direz-vous, à siroter des cocktails en bord de mer après une belle session de planche, dans un cadre idyllique ... zzzzrrrzzzzz ... je vous offre aujourd’hui la face B de notre beau voyage !

 

Ceci non pour me plaindre notez-le mais pour faire connaître aux futurs voyageurs les quelques adaptations qu’engendre ce mode de vie :

 

Il faut savoir qu’avant l’apéro entre amis, nous n’avons pas rempli le lave-linge et appuyé sur le bouton on pour que le linge se lave et se sèche avant le lendemain matin !

 

Si nos bras sont endoloris par les bords de planche au planing, ils le sont tout autant par les gestes répétitifs de la brosse sur la toile tâchée de nos habits (surtout ceux de Jean-Christophe – les bras, pas les habits). Et cette tâche revient souvent puisque vivants en pleine nature la plupart du temps, nos vêtements se tâchent davantage que sur les bancs de l’école, dans les cours de récré ou derrière un bureau climatisé.

 

Notre dernière grande lessive nous a demandé 3 bacs de lavage, 9 bacs de rinçage, 12 m de fil à linge, soit 4 heures de nettoyage et des heures de séchage (à l’heure où j’écris ces lignes, du linge pend encore dans le bac à douche).

 

Linge

 

Rassurez-vous, nous avons aussi la chance d’avoir à disposition un bon réseau de laverie où tout est pris en charge pour pas grand chose mais malheureusement, le résultat n’est pas toujours à la hauteur de nos attentes, pourtant pas si élevées (d’où la dernière grande lessive !)

 

Le must est de rencontrer une bonne âme qui nous propose de laver notre linge dans sa machine à laver et de le faire sécher au soleil avant de nous le rendre propre et parfumé, ce qui est (très) rare ! Vive la machine à laver.

 

 

Par ailleurs, avant de nous lancer dans les châteaux de sable avec les enfants, nous ne pouvons nous contenter de fermer le robinet de l’évier une fois la vaisselle lavée ou de tirer la chasse d’eau après le passage des enfants. Le tout-à-l’égout (pour itinérants j’entends) n’étant pas très répandu en Amérique du Sud, il convient de se préoccuper de vider les toilettes et les réservoirs d’eaux usées, un jour sur deux.

Je n’ai pas encore vu sur le net de fichiers PDF indiquant les meilleurs endroits pour effectuer cette tâche ingrate mais autant vous dire que le voyageur y pense à chaque instant, analysant inconsciemment le paysage, même le plus magnifique, afin de déterminer le meilleur endroit pour « se soulager » tout en passant inaperçu : « ah non, ici, les toilettes sont trop propres », « ah non, là, on est trop proche d’une habitation », et puis « là-bas, le bas-côté n’est pas stabilisé, ce serait dommage de s’enliser ! »

 

toilettes

 

Après quelques semaines, le geste devient automatique et la contrainte presque supportable. Enfin, je devrais laisser parler Jean-Christophe qui se charge de cette tâche en plus de la lessive, quel homme !

 

Pour le futur voyageur soucieux de l’environnement, qu’il se rassure, nos toilettes ne contiennent rien de chimique (ce que mon odorat regrette parfois après une longue journée de piste ...). En revanche, vidanger les eaux usées est un vrai problème car aucun espace n’est prévu à cet effet et malheureusement shampoing et liquide vaisselle se déversent en pleine nature et leur composition ferait pâlir José Bové et les produits bio sont ici introuvables.

 

Néanmoins, pour donner un petit moins mauvaise conscience au futur voyageur qui n’aurait pas de soute assez grande pour emporter sa réserve de savon liquide et de liquide vaisselle biodégradables, il faut qu’il sache que personne ne le montrera du doigt ici.

Quelle ne fut pas ma stupeur de découvrir que l’eau savonneuse de notre « grande » lessive pour laquelle nous nous sommes rendus exprès au camping se déversait non dans une fosse septique mais dans le potager voisin !

 

Puisque nous abordons le chapitre mea culpa, nous avouons également que le tri sélectif est un geste qui a totalement disparu de notre quotidien non pas que nous ne consommions pas de boissons en canette, de légumes en boite ou de gâteaux aux emballages cartonnés, mais le geste est ici totalement incongru, voire handicapant !

 

La dernière fois que nous avons voulu recycler, il a fallu stocker pendant 3 semaines un sac encombrant pour finalement réaliser que les poubelles colorées (une couleur par matériau, verre, alu, papier, organique) n’étaient absolument pas utilisées, certaines personnes ramassant directement sur la plage les canettes qu’elles revendent pour trois sous (à nous culpabiliser de nettoyer les plages !). Nous avons également stocké une bouteille de gaz française pendant deux mois avant de s’en débarrasser chez un ferrailleur éberlué. Enfin c’est du passé car en bon voyageur, nous nous sommes rapidement acclimatés ...

 

yoamomiplaya

 

Néanmoins, que Surfrider Foundation Europe et Surfrider Foundation Argentine se rassurent, nous suivons à la lettre la devise Rise above plastics : nous refusons systématiquement les sacs en plastique proposés, nous déplaçant avec nos sacs Yo amo mi playa même pour acheter les fruits et légumes et surtout nous buvons l’eau courante nettoyée de toutes ses impuretés grâce à notre filtre catadyn.

 

Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’une carafe Brita qui repose bien gentiment sur le plan de travail de la cuisine après avoir été remplie d’eau calcaire du robinet mais d’une pompe filtrante manuelle ! Voilà une nouvelle occasion pour le windsurfeur de se faire les bras avant de se lancer sur la vague : tous les jours, nous filtrons 6 litres d’eau pour les besoins de la petite famille. Autant vous dire que tout le monde finit son verre !

 

eau

 

Enfin, après ces corvées hautement intellectuelles, il me reste une dernière action à accomplir pour achever sereinement la journée : l’école !!

 

Non, je ne vous parle pas de la récréation parfois bien méritée que je pourrais m’offrir en envoyant les enfants à l’école mais bien de la difficile tâche qu’elle représente pour le voyageur accompagné de ses bambins.

 

Ecole

 

C’est un moment unique qui me permet de passer du temps avec les enfants, de partager un savoir, de réviser mes bases, de m’appliquer dans l’écriture, de corriger au lieu d’être corrigée, de me répéter, de m’impatienter, de me fâcher, de m’énerver avec l’ordinateur, de scanner les évaluations et de les redimensionner, de chercher Internet, mais aussi d’échanger avec papa (notre « facteur »), de féliciter mes fils pour leurs bons résultats, de leur donner confiance en eux, de me dire qu’être enseignant, c’est un sacré métier !!

 

Ouf, la journée est terminée !

 

Je vous épargne le nettoyage du camping-car remplit de poussière après les pistes, les pneus crevés à tout bout de champ, le choix de l’emplacement pour la nuit, et tous les autres petites contraintes de notre quotidien qui nous permettent de garder un peu les pieds sur terre !

 

Je vous laisse ici savourez en photos les quelques autres activités du voyageur quand il n’est pas sur sa planche à voile !

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 16:14

 

Avant tout, plantons le décor : des milliers de km parcourus dans un cadre désertique, pelé et venteux (nous avons tout de même eu la chance d’avoir le vent dans le dos, ce qui facilita la conduite et surtout nous assura un record en consommation d’essence : 13l au 100, le rêve de tout voyageur !)

 

Torres-del-Paine 5131 

Cette course effrénée n’était pas sans but, bien au contraire : nous nous apprêtions à retrouver Bruno, un ami avec lequel Jean-Christophe a sillonné les Etats-Unis en sac à dos il y a plus de 20 ans et qui, comme nous, a embarqué femme et enfants pour le « grand voyage ».

 

Les retrouvailles se firent dans le cadre exceptionnel de Las Torres del Paine, au Chili, la veille de Noël.

 

Retrouvailles 

Le 24 décembre fut une journée magnifique, de soleil, de joie, de cris d’enfants et de rires de parents, et de célébration également !

 

Tout d’abord, nous fêtâmes dignement les deux ans d’une jeune « pepette » euh non Antoinette qui, forte de son grand voyage, reviendra française incroyablement dégourdie mais pas pour autant prétentieuse.

 

Torres-del-Paine 5465 

Ce même jour, nous nous rassemblâmes tous pour fêter Noël bien sûr. Et le rassemblement était de taille : 4 autres camping-car français étaient présents sur le site !

 

Ce fût agréable de se sentir un peu « à la maison ». En Argentine ou au Chili, la fête est discrète, les décorations minimalistes et les illuminations de Paris perçues comme magiques. Mais nous avons su nous approprier la grande salle mise à disposition pour l’occasion par les Guardaparque, pour le plus grand plaisir des enfants.

 

Noel crêpes 

 

Et des parents aussi : en pleine nature, avec une vue épatante à 360°, face à un coucher de soleil splendide sur le laguna azul et les torres les plus connues du Chili et de l’Amérique du Sud, nous avons pu déguster un asado chilien et fumé (et oui, les cheminées sont bien les mêmes partout et celle-ci refoula comme les nôtres...), un vin rouge argentin et un foie gras de canard bien de chez nous, agrémenté de sel d’Uyuni (Bolivie) ! Sans parlez de la charlotte, pas moi non, le dessert (miaaaam !) qui accueillera quelques minutes les bougies d’anniversaire de Jérémie avant d’être dévorée.

 

 

NOEL

 

 

Le lendemain, l’ambiance était à la fête, de la nature cette fois : tandis que les grands allèrent admirer la vue, les petits tentèrent d’attraper les renardeaux pour se faire un manteau et Jean-Christophe tenta une sortie en planche dans un cadre absolument magnifique, vite rattrapé par le cheval de Carlos lancé au triple galop car la navigation nécessite autorisation, que nous n’avions pas, dommage !

 

CARLOS

 

A tous les voyageurs : el ripio (la piste en tôle ondulée) secoue la tête à s’en décrocher le cerveau mais las Torres réconfortent tant les âmes que le détour devrait être une évidence !

 

Torres-del-Paine 5589

 

Et pour les rêveurs, cliquez ici, vous ne serez pas déçus !

Pour nos précédentes aventures, retournez à l'accueil (il y en a de nouvelles)


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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 22:20

Pour aborder une grande ville comme Buenos Aires, rien de plus facile que d’envoyer un mail à des amis qui y habitent. Compréhensifs (nous sommes devenus un peu sauvages après 10 jours passés, en Uruguay, en pleine nature), ils nous proposeront une approche en douceur et nous donneront rendez-vous à Lujan, à 1h de la capitale, pour s’acclimater au rythme argentin.

 

C’est donc plein de curiosité que nous arriverons la veille, à proximité du lieu de rendez-vous. Et surtout confiant car nous avons compris, après 4 mois de voyage, qu’il y toujours quelqu’un pour nous tendre la main ou nous indiquer la direction à prendre.

 

 A Lujan, c’est un argentin qui clignera des yeux en nous voyant et nous accompagnera sur un terrain apparemment approprié pour passer la nuit en sécurité, à deux pas du centre ville. Nous avons la soirée pour découvrir les lieux ... et nous ne serons pas déçu !

 

Au coin de la rue, une animation particulière attire notre attention et nous nous trouvons projeter dans le monde du rallye auto, petit modèle du Paris-Dakar. Les enfants seront ébahis de voir les engins et leurs équipements, ainsi que les camions et camping-car qui les accompagnent, tous stationnés sur un terrain de rugby, sacrifié pour l’occasion.

 

 

RallyLujan

 

Mais la musique vient d’ailleurs, et il ne faudra pas aller bien loin pour découvrir un stade de foot en ébullition avec l’équipe locale en pleine action, ou plutôt devrais-je dire les supporters, beaucoup plus agités que les joueurs sur le terrain. Après négociation et enfants sages sous les yeux, les policiers accepteront de nous laisser entrer dans cette fournaise à ciel ouvert. Et là, ... (c’est mon premier match de foot, l’émotion est forte !) de la musique, des sifflets, des cris, des insultes, des enfants, des adultes, des tambours, des grillages (même au niveau du bar), des barbelés, des policiers, des buts, des chants, de la joie et de la bonne humeur, de l’hystérie, ça fait quand même un peu peur !

 

Argentine 3664 

 

 

Timothée en redemandera mais la raison nous amènera à quitter les lieux un peu avant la fin et à nous glisser dans la peau d’un touriste « normal » qui va visiter la Cathédrale, haut lieu de pèlerinage où même le Pape Jean-Paul II est venu bénir les fidèles.

 

Cathedrale

 

L’ambiance de la ville est paisible, le week-end s’annonçant doucement, et à 20h, l’apéro est tout juste entamé ! A 22h, nous croiserons des mariés et leur famille, bolivienne, en tenue traditionnelle, se dirigeant vers la Cathédrale. Nous nous arrêterons un instant devant le podium du rallye installé sur la grande place pour récompenser les meilleurs et présenter la course du lendemain. Nous accomplirons notre devoir de bons parents en poussant les enfants sur les balançoires du jardin public.

 

Argentine 3700

 

Et en rentrant, nous nous dirons qu’il n’est pas très raisonnable de laisser le camping-car devant une église évangéliste couverte de ballons de couleur et qui s’apprête manifestement à fêter Jésus toute la nuit !

Alors, nous nous laisserons doucement déporter vers le stade de rugby et discrètement, nous nous garerons derrière un camping-car, espérant que notre petit autocollant Dakar fraîchement collé nous permettra d’être assimilé au groupe.

 

Pour nous réveiller, le lendemain, au son des oiseaux qui chantent, bercés par une petite brise, ... seuls sur le stade déserté dans la nuit !

 

Argentine 3710

 

Cette journée sera bien entendu des plus agréables : chaleureusement accueillis par Renaud et Karina dans une superbe demeure avec piscine, nous savourerons un asado (barbecue) d’une viande très savoureuse (l’Argentine est connue pour cela n’est-ce pas ?).

 

 

Asado

 

Ce n’est que le lendemain, repus et confiants après les multiples conseils pour visiter la ville, que nous nous dirigerons vers Buenos Aires !

 

Pour un petit diaporama de Buenos Aires, cliquez ici

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 22:12

 

Uruguay 3320

 

 

Après le bouillonnant Brésil, l’Uruguay fait figure de havre de paix.

 

Nos escales furent déterminées en fonction des spots de windsurf et même si le vent n’était pas vraiment au rendez-vous, nous en avons pris plein les yeux :

 

Santa Teresa tout d’abord, est un parc naturel protégé où nous avons savouré le calme, la plage, les perruches et un peu moins les araignées !

 

 

santa teresa

 

Les enfants se sont amusés à ramasser des os de tortue sur la plage pour fabriquer des lances d’hommes préhistoriques tandis que Jean-Christophe a essayé d’affronter la belle houle, nous promettant un beau spectacle (ou massacre, c’est selon l’humeur ...) s’harnachant d’un casque surplombé d’une Go Pro.

 

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Mais voilà, le vent a ses humeurs lui aussi et il décida que ce ne serait pas pour ce jour-là. Jean-Christophe troquera alors sa voile contre une toile Surfrider et nous accompagnera pour nettoyer la plage (voir  Uruguay : mais qui a té la tortue ?).

 

 

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Punta del Diablo ensuite, est un village de pêcheurs touristique mais sans être dénaturé pour autant, tendance hippie, avec de belles plages idéales pour le surf, le foot bien sûr et le maté (aqua caliente vendue partout !).

Notre bivouac face à la mer sera un peu bruyant, la mer étant à notre porte ...

 

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Plus tard, nous repartirons accompagnés de 3 jeunes auto-stoppeurs (en joie) française, américaine et uruguayen, vers des contrées encore plus désertes : Cabo Polonio pour eux, Valizas pour nous.

 

Valizas est un petit village de pêcheurs, désert, ensablé, accueillant dans sa simplicité. Nous avons assisté à une scène classique de retour de pêche et de tractation financière pour la marchandise apportée. Nous y avons découvert la cuisine uruguayenne et bien sûr avons cheminé le long de sa magnifique plage recouverte de coquillages. Les mauvaises conditions météo nous amenèrent pourtant à écourter ce charmant séjour.

 

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La Paloma est la ville du coin, petite station balnéaire disposant de nombreuses « cabanes » avec barbecue pour accueillir les vacanciers. Nous y avons fait le tour des plages et si le vent nous a joué des tours au point que Jean-Christophe décida de ne pas sortir du camping-car, j’ai su apprécier la première qui remplaça agréablement la salle de stretching de Boulogne et la seconde pour sa belle vue au coucher du soleil comme au petit matin (autant dire un bivouac très agréable !).

 

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Enfin, Lago Garzon, une sorte de bout du monde accessible après 20 km de piste et un passage en bac afin de pouvoir rejoindre le club de voile situé sur l’autre rive.

Paisible, venté, désert, ce lieu nous ravît, d’autant plus qu’avec un vent à 20 nœuds, j’ai pu savourer mes premiers bords au (vrai) planing pendant que Jean-Christophe se promènait en 6.2 d’un bout à l’autre de ce grand lac qui présente l’immense avantage d’être peu profond sur une très grande surface. C’est, vous le noterez, l’unique endroit où nous avons pu naviguer ensemble, les enfants s’amusant avec le cerf-volant ou la canne à pêche sous les regards amusants des responsables du club.

 

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Après quelques jours de plaisir, il nous fallut malheureusement lever le camp.

 

C’est à regret que nous avons traversé le reste de l’Uruguay d’une traite sans avoir pris le temps de découvrir le charme de villes comme Colonia et la gentillesse annoncée des Uruguayens.

 

La course contre le temps est perpétuelle !

 

 

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 21:38

J’aime le pouce levé des Brésiliens souriants au bord de la route ou le sourcil froncé, intrigué autant que nous le sommes, tant nos situations peuvent être aux antipodes.

 

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J’aime les dos d’âne sur la route qui contraignent les voitures et camions à sérieusement ralentir, pour garantir la sécurité des piétons qui traversent même des autoroutes pour rejoindre leur maison.

Je n’aime pas quand Jean-Christophe se laisse aller à admirer le paysage et se prend le dos d’âne de face, sans freiner. La première secousse est à peu près maîtrisée mais quand les roues arrière sursautent, tout jongle comme si un clown maladroit était passé par là. Les enfants, eux, adorent car ça fait un peu montagne russe !

 

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J’aime les pistes quand elles nous mènent dans des endroits paradisiaques que l’on découvre au dernier moment, au détour d’un virage, après de longues minutes de stress à se demander si on ne va pas s’ensabler.

Je n’aime pas quand on est sur de la tôle ondulée et que tout saute. Alors Jean-Christophe accélère pour que les vibrations s’allongent au point qu’on a l’impression de s’envoler. Cela fait rire les enfants.

 

Piste Ibiraquera 

J’aime être au camping quand le frigo ne fonctionne plus et que Jean-Christophe en fait une fixette, parce qu’il tombe sur des Allemands qui sont dans le même cas et partagent leur expérience. Un petit coup de torchon dans l’échangeur encrassé et tout rentre dans l’ordre (bon, ensuite, c’est la prise 220V qui a disjoncté à la suite d’une surtension...). J’aime surtout, quand il fait chaud, la piscine fraîche à disposition.

Je n’aime pas chercher un camping pendant des heures et manquer de me faire croquer par des chiens alors que je suis envoyée en éclaireur en haut d’une montée pendant que Jean-Christophe patine en bas avec son 4 tonnes pas franchement 4x4.

 

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J’aime découvrir un nouvel endroit car ils sont tous beaux ici, du moins, ceux que nous avons eu la chance de voir. Beaux paysages, belles routes, belles rencontres aussi et surtout !

Je n’aime pas dire « au revoir » parce qu’on s’est senti bien, qu’on a pris des habitudes, et qu’il faut tout « recommencer ». Jean-Christophe n’aime pas non plus quand il faut tout remballer parce que « c’est lui qui fait tout » : ranger la soute, ranger les voiles, vider les toilettes, faire le plein d’eau ...

 

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J’aime les spots de windsurf parce qu’on y retrouve des windsurfers brésiliens qu’on a croisé 2 mois avant et 3.000 km plus haut, fan de planche et généreux en conseils. Et parce qu’on a tous la banane après une super session.

Je n’aime pas quand Jean-Christophe disparaît du plan d’eau alors qu’il est facile et fréquenté. Il a finalement réapparu, à la crête des vagues, un peu essoufflé après 50 minutes de nage forcée en raison d’une casse de pied de mât.

 

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J’aime la nuit, le bruit des vagues seul, alors que nous bivouaquons sur une plage de surfeurs magnifique.

Je n’aime pas quand Timothée met trop de temps à s’endormir ou qu’Edouard demande 1-2-3-4 fois de l’eau... L’intimité en prend un coup ! Je n’aime pas non plus quand Jean-Christophe manque de m’en coller une parce qu’il a entendu le ttttsssssssssiiiiitt d’un moustique carnivore.

 

 

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J’aime Rio de Janeiro parce que c’est une ville où on se sent bien en camping-car, on s’y sent bien tout court.

 

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J’aime les chineles, idéales pour la plage, le sable, le soleil, la pluie... J’aime en particulier quand Adrien dévale la pente avec le sourire aux lèvres, alors que 3 mois plus tôt, dans les rues ensablées de Jéricoacoara, on aurait dit un poulain qui venait de naître, incapable de faire deux pas sans les perdre !

 

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J’aime le maracuja et pas seulement : l’ananas aussi, la mangue, la banane, l’avocat, et la gastronomie brésilienne riche et savoureuse. Nos préférences vont à la moqueca de Salvador et au barreado d’Antonina, mais nous avons du laisser passer de nombreux autres plats ! J’aime quand Jean-Christophe me demande de faire un gâteau à l’orange et se lèche les babines quand il sort du four (nous sommes bien équipés !).

Je n’aime pas rater mes petites crêpes à la farine de manioc alors que je pensais maîtriser la recette (après avoir mitraillé de mon appareil photo une cuisinière sur le marché d’Olinda), en particulier quand il est 20h et que j’ai des fauves affamés à nourrir.

 

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J’aime jouer au Dobble avec mon fils de trois ans, car il est très fort, et qu’en France, c’est le jour où il aurait du rentrer à l’école, de 8h à 16h minimum. Ou au Bang en famille quand il pleut des trombes d’eau.

J’aime aussi faire des tunnels sur la plage et voir la surprise des brésiliens qui n’ont jamais mis les pieds en Bretagne et découvrent comment les petits français s’amusent quand il fait trop mauvais pour buller sur une serviette ou que l’eau est trop froide pour se baigner.

J’aime moins quand il faut jouer la maîtresse avec mon fils de 8 ans, sauf quand je l’écoute réciter une poésie, c’est un artiste !

 

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J’aime Internet parce que je donne des nouvelles, je prends des nouvelles et je rencontre du monde à l’occasion de ma quête d’un accès wifi gratuit. J’aime moins quand skype bafouille parce que la connexion est médiocre ou que mes enfants jouent les parasites devant la caméra.

 

 

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J’aime parler portugais parce qu’on me comprend et que je comprends. J’aime moins mes lacunes qui m’empêchent de parler de développement durable et d’aborder les gens sur la plage. Mais je compte sur mes « brésiliennes parisiennes » pour me mettre à niveau après mon retour !

Je n’aime pas que mes proches me manquent ou que Timothée demande à rentrer pour voir ses copains.

 

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J’aime lire les livres érudits ou non que j’ai emporté et entendre Jean-Christophe raconter aux enfants le Seigneur des anneaux. Les enfants aiment leur catalogue Lego (l’unique, le préféré, l’inusable) et tous les livres qui leur tombent sous la main, avec ou sans images.

 

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J’aime la musique brésilienne : écoutez ça !

 

J’aime les Brésiliens, accueillants – je l’ai déjà tant dit -, souriants, bavards, amusants, sympathiques, généreux, ouverts, conviviaux, et les résidents étrangers aussi, car ils sont tout aussi ouverts et disponibles.

 

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J’aime le Brésil en camping-car et je reviendrai : trop de spots de windsurf inexplorés !

 

 

PS : du nouveau dans mes sessions windsurf aussi pour ceux que ça intéressent !    

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 01:34

A ruta de ouro iti    

 

OLINDA

 

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Olinda est accrochée à Recife, une ville bouillonnante. Olinda, accueillante, paisible pour une ville touristique, nous a plu dès la première marche : la grimpette commence par un monastère franciscain qui fête justement son patron. Les azulejos racontent l’histoire de ce saint sacré au Brésil et la fête surprend par sa sobriété : une grande table de fruits exotiques accueillent les visiteurs comme nous. Les enfants repartent ravis, la bouche fendue d’une orange. Les églises sont bien sûr baroques, et déjà époustouflantes. Elles nous accordent leur fraîcheur en toute simplicité.

 

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Pour ne rien gâcher, nous avons dormi à Porto de Galinhas, site magnifique (conseillé par un brésilien croisé à Sao Miguel). Nous y avons rencontré Christian et Samantha, le premier camping-car (et brésilien !) sur notre route depuis le début du voyage !! Adorables ! Nous ne nous sommes pas quittés pendant 2 jours, partageant lever de lune, lever de soleil, et même une tortilla à la française. Grâce à eux, les enfants ont passé un des meilleurs moments de leur voyage, nageant avec les poissons dans les piscines naturelles découvertes à marée basse (et Jean-Christophe a reçu du soutien pour son premier désensablement !).

 

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SALVADOR DE BAHIA

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Salvador n’est pas baroque. Salvador est une ville immense, une favela gigantesque et un bord de mer incroyable, peuplé de vendeuses d’aracajé (miam !) et de joggers de tout poil. Le Pelourinho est un petit diamant dans un écrin de béton : maisons colorés, églises d’une richesse incroyable, époustouflante, et bahainais(es) affriolantes – des travestis pour la bonne cause : faire entrer les touristes dans les magasins de souvenirs.

 

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Il y a aussi le chauffeur de bus, que les enfants adorent car grâce à lui, on est un peu dans le train de la mine, tant les virages sont pris serrés. Il nous amène au camping d’Itapua, qui est à l’image de ce que nous avons vu de Salvador : un mélange de joie, de pauvreté digne (les occupants habitent ici à l’année), de gentillesse envers l’étranger (changement de bouteille de gaz en 5 minutes chrono) et de gamins bavards comme des pies.

 

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Nous quitterons Salvador sans en avoir vu plus, les yeux éblouis mais la tête encore dans le tableau excel qui nous dit qu’il faut avancer. Alors on avance !

 

LENCOIS

 

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Lençois, dans la Chapada Diamantina, est un havre de douceur.

Petit village au cœur de la ruée vers l’or, il a su se reconvertir et renoncer au métal qui rend fou (véritable catastrophe écologique) pour mieux profiter de la nature magnifique qui l’entoure : montagnes proches des canyons américains, forêts, cascades et rivières, grottes et lacs translucides ...

Elle ne trahit pas la réputation du Brésilien, accueillant et sonore (le soir des résultats des élections, la victoire était grande, joyeuse, bruyante plus que musicale. Qu’est-ce que ça doit être quand ils gagnent la coupe du monde !!!). Les enfants ont adoré partir sur les traces des chercheurs d’or et revenir des minerais dans les poches.

 

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Mais la route de l’Or ne fait que commencer ... et autant vous dire qu’elle est longue, très longue ! Ce sera une boulimie de km jusqu’à saturation complète ...

 

Prochaine étape, Diamantina : 1000km ... de montagnes, de cols et de virages, de désert, de routes chaotiques et sales, de chaleur et de sécheresse, de décors incroyables et de pauvreté... Il y a de la sueur et des larmes sur cette route.

 

Route Diamantina 

Dans le camping-car, la clim’ est à fond mais l’impatience nous guette et vire à l’exaspération quand, à Diamantina, la recherche du camping indiqué par un voyageur et quelques brésiliens du coin s’avère infructueuse après 2h ( !) de circulation et circonvolutions.

 

Et nous voici enfin dans le Minas Gerais !

Diamantina est une ville incroyable, perchée au milieu de nulle part. Nous y retrouvons les traces du caminho dos escravos, chemin pavé à la main par les esclaves pour permettre d’acheminer l’or jusqu’à Paraty, petit port proche de Rio de Janeiro. Les habitations sont à flanc de colline et le centre historique y est totalement intégré. Nous nous sentons moins touristes qu’à Salvador quand nous gravissons les rues pentues même si notre « sac à dos pour enfant » fait sensation. La promenade est agréable dans ces petites rues bordées de maisonnettes anciennes et dominées (presque) chacune par une église, le tout parfaitement rénové.

 

Diamantina    

 

Elle s’achève par un point de vue magnifique et un repos salvateur en pleine nature. La région est isolée mais magnifique, l’occasion de randonnées agréables avant de reprendre la estrada real (route de l’or).

 

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SERRO

 

En voiture ! Nous nous perdons dans la nature – évitant ainsi la nationale déformée par le passage incessant des camions – et faisons une escale à Serro. Elle fut courte mais suffisante pour se ragaillardir et avoir un nouvel ami sur facebook en la lanchonete Marofa Serro (une lanchonete est un snack qui sert petits pâtés et boissons) du coin ! Il semblerait qu’on ne passe pas inaperçu...

 

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La fête des enfants se prépare sur la place bordée de bâtiments de l’époque coloniale portugaise. Le 12 octobre est une vraie fête pour les enfants qui peuvent recevoir des cadeaux et bénéficier d’attractions et de gourmandises aux frais de la ville et des entreprises. La journée est d’ailleurs fériée mais c’est en raison de la célébration de nossa Senhora Aparecida, une sainte vénérée ici, comme nous pourrons le voir à Mariana (à 500km de là, derrière des montagnes, encore !).

 

MARIANA

A-ruta-de-ouro 9078

 

Mariana est une escale idéale pour l’espèce que nous sommes, allergique aux rues pavées, étroites, en pente et glissantes.

Le petit parc, situé dans le centre historique, nous permet de découvrir la vie de province en ce vendredi soir, jour férié. Les gens sont joviaux, une bière à la main, un jouet dans l’autre. L’enfant est roi ce soir, et bien souvent d’ailleurs. Je ne connais pas de pays plus accueillant que le Brésil pour les enfants. Nous profiterons d’ailleurs d’un spectacle pour enfants découvert à l’improviste avant de suivre la procession en l’honneur de la sainte patronne locale.

 

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OURO PRETO

 

Dringgggg, le réveil ; Puuuuiiissssssstttt, la locomotive, en route pour Ouro Preto en train à vapeur, à l’allure de 20km/h. Les paysages sont époustouflants, la pente est raide depuis le haut de la montagne et la température bien basse à l’arrivée.

 

 

Trem da vale 

Frigorifiés, nous découvrons les somptueuses églises (photos interdites, il faudra vous déplacer pour en savoir plus !), les festives confréries d’étudiants à l’école des Mines et le très beau musée des sciences et minerais de la ville (sans clim’, l’idéal !) avant de reprendre le train et de retrouver, heureux, pulls et chaussettes.

 

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CONGONHAS

 

Mon coup de cœur va à Congonhas, petite ville non loin de là, hébergeant un site totalement incroyable de raffinement et de majesté : la Basilica Bom Jesus de Matosinhos et les 12 Prophètes, sculptures en pierre à savon (stéatite) réalisées par un grand artiste brésilien du 18e siècle, surnommé Aleijadinho.

 

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Nous aurions pu dormir sur le site si nous n’avions à faire le plein d’eau (consommation quotidienne pour 5 personnes : environ 20L, et on se lave, si si !). Ce sera sans regret car nous nuiterons dans un petit camping charmant à l’entrée de Tiradentes, la ville « coup de cœur » de Jean-Christophe.

 

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TIRADENTES

 

Tiradentes est un village adorable, incroyablement préservé et accueillant le touriste avec bonne humeur sans pour autant se dénaturer. Notre promenade pédestre sera ponctuée d’églises bien sûr, toujours aussi belles, dorées, baroques et d’échoppes culinaires (chocolats et pâtisseries délicieuses).

 

Tiradentes 

Puis deux chemins s’ouvrent à nous pour rejoindre les ports d’où partent toutes les pierres précieuses vers l’Europe : celui qui mène à Rio et celui qui mène à Paraty.

La Estrada Real n’est plus respectée mais nous serons bien à l’arrivée ... dans ces deux ports.

 

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L’un est aujourd’hui une ville mythique absolument géniale.

 

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Et l’autre un havre de paix précieux. Mais là, c’est une autre histoire !

 

Cette route a été magnifique et douloureuse. Elle a connu nos doutes et nos crispations, elle nous a également vus apaisés et heureux. Par elle, nous avons compris qu’il est inutile de courir après le temps : seul le présent a de la valeur, pour peu qu’on sache en profiter ! 

 

Pour en voir plus, cliquez ici

 

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 18:31

Il faut dire, Jericoacoara était le centre de toutes nos esprits obsédés par la perspective de découvrir enfin ce spot mythique du bout du monde.

Finalement, on est loin du petit village de pêcheurs qui caractérise les côtes du Ceara. Un laissez-passer est exigé à l’entrée de la réserve naturelle (10 reals) pour faire entrer el niño dans le royaume du windsurf.

Et nous voilà à déambuler dans les « rues » ensablées, bordées de pousadas coquettes et très ethniques de la plus simple à la plus chic, et de magasins d’havaïanas.

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A Jeri, la vie est simple et ressemble un peu à l’image baba cool que je me fais des années ’70 : une communauté paisible, heureuse, presque insouciante. Ce mot est sans doute une insulte à toutes ces personnes qui vivent du tourisme et viennent grappiller quelques réals en vendant des robes en crochets ou des brochettes de viande (succulentes) pour 3 reals (1,2€) à la tombée de la nuit.

Pourtant, la vie est tellement coooool ici !

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Tous les ingrédients sont réunis pour faire plaisir au windsurfeur :

 

  • Du vent montant crescendo,
  • Pas de récifs, que du sable
  • Une eau bien chaude et une caïpi bien fraîche à la sortie !

 

 

Partant de là, le planning de la journée se met assez vite en place :

7h30 : Cafe da manha (petit déj) composé de jus de fruit locaux (nectar de caju, prune de cythère et jus de passion) et toasts grillés dans le four, la classe !

 

7h50 : Rencontres.

Aujourd’hui avec Fabio et Jamiz, des voisins « de palier » ! Le premier a une pousada. Il parle français pour avoir été prof de ski en Suisse. Il est marié à une Argentine baroudeuse qui nous donnera plein de conseils pour la suite de notre voyage. Le second est d’ici, évidemment moins loquace mais vraiment sympathique. Il nous offre la possibilité de nous délester de nos matières organiques inutiles...

Hier, on improvisait le troc avec notre voisine de gauche : bouteille de vin auvergnat contre un plein d’eau. Demain, découverte de l’école de nos petits voisins de droite dont les parents nous ont proposé l’accès à leur « jardin » (de sable) au cas où la police ferait du zèle.

 

8h : leçon de planche pour Tim (leçon 1 : porter sa voile, leçon 2 : se diriger) sur glacis. Il maîtrise avec sa voile de 2 m2 et Jean-Christophe veille avec 40m de cordelette fixée à l’arrière du board.

1Oh : le vent a monté, je suis sur l’eau et louvoie entre les cours débutant en 4,7 ou plutôt compte sur les doigts d’une demi main les bords que j’ai pu tirer avec ma nouvelle planche toute petite (115L) !!! Demain, je mets 4,2 et ça va mieux.

 

11h30 : la tribu affamée dévore une salade de riz maison.

 

14h : première sortie de JC en 4,2, complètement à la rue ! Souvenirs au tibia et à la cuisse à la suite de quelques catapultes sévères sous 30-35 nœuds. Deuxième sortie toujours en 4,2, beaucoup plus aérienne ! Pendant ce temps, Timothée s’exerce à la géométrie en dessinant le drapeau brésilien.

 Bresil 3368

16h : sieste écourtée. Un français (breton) surgit et trippe à mort le camping (surnom donné au camping-car par Adrien) ! C’est également le cas d’Amanda et Filip, des brésiliens enfumés à la marijuana qui pile devant le camping-car avant de faire marche arrière : « sou curioso »... Le pétard circulerait si nous n’étions pas des parents raisonnables !

 

18h : coucher de soleil sur the dune de Jericoacoara

 

18h05 : 1ère caïpirihna devant une démonstration de Capoeira (grands et petits sont de la partie)

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18h15 : 2ème caïpirihna ...encore 3 ou 4 rencontres. Mon brésilien se développe à vu d’œil

 

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22h : extinction des feux. Délai d’endormissement : 3,5 secondes.

 

 

Ici, les gens sont gentils, accueillants, vous abordent sans vous forcer la main. Les locaux semblent en osmose avec l’évolution de leur village, y participent de bon cœur, conscient de la chance qu’ils ont de pouvoir améliorer leur sort dans l’état le plus pauvre du Brésil (paraît-il). Les touristes sont brésiliens surtout, mais aussi étrangers.

 

Ah zut, j’ai encore oublié de parler de Belém ...

Diaporama aperçu de Jéricoacoara

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