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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 16:33

Ce waverider de talent qui partage sa vie entre la France et le Brésil nous donne son avis sur le spot d’Ibiraquera et la protection de l’environnement au Brésil.

 

Ibiraquera 2435

 

Comment as-tu trouvé les conditions de lundi (voir Ibiraquera) ?

Le vent était assez fort, plus que d'habitude en tous cas, et les vagues petites. C'était sympa pour sauter ! 

 

Ibiraquera 2310

 

Ca fait combien de temps que tu vis au Brésil ? 

J'ai découvert le Brésil il y a 6 ans, et nous avons acheté une maison à Ibiraquera il y a 5 ans maintenant. Nous partageons notre vie 6 mois/6mois entre la France et le Brésil, et c'est un style de vie qui nous va très bien. 

 

Pourquoi as-tu adopté Barra d'Ibiraquera ?

Ibiraquera est considéré comme le meilleur spot de waveriding du Brésil, et même un des tous meilleurs au monde ! Même s'il n'y a pas du vent tous les jours, c'est quand même très fréquent, et il y a par contre des vagues tous les jours. La vie du village est très sympa aussi, simple, calme, tranquille...

 

Où navigues-tu en France ?

En France, je navigue essentiellement sur l'île de Ré, où les conditions sont sympa également ! Mais c'est moins fréquent qu'ici... 

 

As-tu déjà participé à un nettoyage de plage organisé par Surfrider Foundation Europe ?

Je n'ai malheureusement jamais participé à un nettoyage de plage organisé par Surfrider Foundation Europe (jamais vu dans mon coin), mais je soutiens évidement leur démarche à fond et à la première occasion d'un tel évènement où je serais présent, j'y participerai avec plaisir ! 

 

Y a-t-il des actions équivalentes au Brésil ?

Je ne sais pas s'il y a des actions équivalentes au Brésil en général, mais à Ibiraquera il y a l'école Kite&Surf qui organise tous les ans après le nouvel an un nettoyage de plage "Ibiraquera sustentavel", auquel tous les surfers locaux participent. "

Avec l'idée que c'est le devoir de tout le monde de maintenir ce petit paradis en l'état, et si tout le monde fait un petit effort en triant ses déchêts, cela fera une grosse différence. Nous sommes tous "des petits poissons", mais en mettant nos efforts en commun, nous serons un "gros poisson" !! C’est l'idée de l'affiche que je trouve plutôt sympa !

 

Affiche Ibiraquera 

Est-ce que la population se sent concernée par cette problématique ?

Je pense que la population locale d'Ibiraquera est sensible à l'écologie en général et fait plutôt attention. Tout le monde ici est conscient d'habiter dans un endroit bien privilégié, et il faut le préserver. 

 

Le problème vient plus des pêcheurs de la lagune qui ont moins d'éducation et ne font vraiment pas attention, autant à leur déchets qu'à leur pêche avec des poissons ou des crabes trop petits...

 

L'été aussi, quand il y a d'autres brésiliens des grandes villes qui viennent en vacances, on sent malheureusement qu'ils ne sont pas chez eux, alors ils ne font pas attention à l'endroit... c'est dommage mais il faut espérer que les mentalités changent et qu'une prise de conscience générale ait lieu pour nous permettre, ainsi qu'aux générations futures, de profiter au maximum de toutes les plus belles plages du monde ! 

 

 

 

Pour tout savoir sur Yann Rifflet, le mieux c’est de lui rendre visite ! Sinon, vous pouvez l’admirer ... et .

 

Pour en savoir plus sur l’action de Surfrider Foundation Europe, cliquez ici

Pour savoir s’il y a un nettoyage de plage, de lac, de rivière près de chez vous, cliquez ici

Pour nous, ce sera à Mar del Plata, en Argentine, le 15 décembre prochain !

 14 logo-sfe-new-alone

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 02:03

Ibiraquera 1681

 

 

Lundi (12 novembre) : lever de soleil et session de surf à Praia do Rosa, c’est zen. Les surfeurs arrivent sur la plage, les uns à la suite des autres, comme des parisiens se suivent dans le métro. Assouplissements, signe de croix et on se jette à l’eau. Une caméra est là pour filmer les exploits des locaux qui ont la chance de surfer l’une des plus belles vagues du Brésil.

 Praia do Rosa 

Jean-Christophe se lance, discrètement (pas tant que ça, c’est le seul mini malibu du Brésil je crois, deux fois plus long qu’un shortboard) et nous ne le reverrons qu’une heure après, resurgissant de derrière les rochers, très humble ...

 

De quoi se mettre en jambe avant de reprendre la route ... ou plutôt la piste ! Le GPS indique une traverssia perigosa mais le Brésilien nous oriente toujours dans la même direction alors nous y allons de bon cœur. Au bout du chemin, le sable ... la plage ! Nous voilà à Ibiraquera, arrivés par la petite porte.

 

Piste Ibiraquera 

 

C’est d’un calme ! Trois pousadas battent matelas et oreillers après le week-end et nous tournons en rond à la recherche du clube Kauli Seadi. Peine perdue, il n’existe plus mais le windsurf y est tout de même bien ancré, pour preuve l’affiche du Ibiraquera Wave Contest qui s’est tenu un mois avant (et qui trône désormais dans notre camping-car).

Nous élirons finalement « domicile » devant la maison de José, un brésilien qui était à Paracuru en même temps que nous 2 mois auparavant ! Il nous donne tous les bons tuyaux du coin et le premier sera les spots à fréquenter par vent de sud : praia da vila (à Imbituba), à quelques km de là, ou tout simplement le lac situé à 300 mètres.

Priorité à la dame, nous sortirons côté lac : disons plutôt que nous sortons la table, le vélo, la canne à pêche, le ballon de foot, la cuia de maté et les transats ... mais pas de planche, il y a pétole !

 

Ibiraquera 1765 

Mardi : Nous voilà de retour sur le lac. Une petite brise orientée Sud Sud Est souffle, un peu irrégulière mais on n’est pas bégueule. Le cadre est superbe et j’ai pied presque partout, très pratique vu le nombre de chutes et le poids de la voile. Je perfectionne mon beach-waterstart pendant que Jean-Christophe tire des bords (en 6.2 et 90L) au planing à donf’ entre oiseaux et pêcheurs.

 

LacIbiraquera 

Bref, une petite session juste de quoi nous donner l’eau à la bouche. Le vent devrait tourner Nord Est demain et offrir de belles sessions de vagues en mer. En attendant, on savoure le paysage au bout du lac, au soleil couchant.

 

Ibiraquera 1906

 

Mercredi : No wind ! La journée passe ...

Nous en profitons pour faire le plein à l’épicerie : appât pour les poissons, crevettes pour les humains, et de quoi faire un gâteau à l’orange réconfortant (nous avons un four dans notre palace !).

 

Mais à peine sortie, je découvre Jean-Christophe en grande conversation avec une jeune femme qui propose aux enfants de venir jouer chez ses parents avec son fils. Début d’une soirée animée : apéro, hot-dog maison, telenovela avant d'entamer une grande discussion autour d’un cafezinho avec les occupants de la petite maison d’à côté qui viennent d’arriver pour le long we (2 jours fériés en raison de la proclamation de la République). Très sympathique !

 

P1120854 

 

Jeudi : il pleut, il pleut, il pleut .... il pleut, il pleut !

Un vrai temps de novembre ;)

Pas de problème, nous avons de la ressource : grasse mat’, déjeuner crêpes à la bretonne et parties de Bang effrénées, sieste et devoirs.

Une éclaircie nous permet de mettre le nez dehors et de rencontrer des français de Curitiba qui sortent leurs petits fauves, comme nous. Grâce à eux, nous rencontrerons une petite légende : Yann Rifflet, ce français qui a adopté le Brésil et a fortement inspiré notre itinéraire, à la lecture des Wind retraçant ses périples au Brésil, en Uruguay et en Argentine.

 

Pluie

 

Vendredi : du vent ? Que nenni ... que c’est long !

De dépit, j’emporte un sac poubelle Initiatives Océanes 2012 de Surfrider Foundation Europe pour ramasser deux trois déchets qui stagnent aux abords du lac, à l’endroit où il rejoint la mer. C’est vraiment histoire de ... car la plage est propre et le village aussi. Les enfants retrouvent les copains de la veille et partent ensemble à la pêche aux crabes, pataugeant dans l’eau tandis que les pêcheurs restent placides. Jean-Christophe s’est offert un jogging et une session de surf, de quoi se défouler.

 

P1120869

 

Samedi : le soleil enfin, mais du vent, aucune trace !

Je n’en peux plus, je suis de mauvaise humeur et les enfants en profitent pour me faire tourner en bourrique : je n’arrive pas à prendre Jean-Christophe en surf, Edouard jette du sable sur mon appareil (arrrhhh, sacrilège !) et ma tentative de streching sur une serviette de plage évidemment tombe à l’eau quand Adrien et Timothée se chamaillent pour la pelle en métal. Je décide alors d’observer la faune locale, activité assez amusante en vérité.

 

Ibiraquera 2036

 

Dimanche : Une semaine qu’on est là ! Windguru nous a promis du vent pour aujourd’hui et il ne s’est pas trompé. 8h, à peine le temps d’ouvrir l’œil, et nous sommes au lac pour que je me jette à l’eau. Session de 2 heures très sympa en 5.3 pas trop étarquée car le vent n’est pas encore très fort, bientôt rejointe par d’autres planchistes qui sortent les voiles de slalom et tailladent le lac. Un local me prête même son SUP, on peut dire que j’ai planché. Le sourire est revenu !

 

Ibiraquera 2037

 

Après la pause déjeuner, et 700m plus loin, c’est Jean-Christophe qui se fait plaisir en 4.7 et 76L sur une mer bien exposée avec quelques vagues. 2h de nav’ non stop.

Dire que demain, ils annoncent pareil !

 

JC1

 

Lundi : Allez, on reste une journée de plus, les conditions sont trop bonnes.

Même schéma, presque la routine, délicieux : lac le matin en 5.3 bien étarquée cette fois, mer l’après-midi et ça dépote : Jean-Christophe sort en 4.2 et n’arrive pas à passer un jibe au fond tant le vent souffle. Il se régale sur des vagues moins hautes que d’habitude, mais bien suffisantes pour s’envoyer en l’air.

 

waveriders

Waveriders : Yann Rifflet et Jean-Christophe Dekeyser

 

 

La prochaine fois, on reste un mois !

Ibiraquera 2194

 

Diaporama

 

 

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 20:27

 

Buzios 9455

 

Après les nombreuses montagnes brésiliennes, qu’il fait bon respirer l’air marin, « même » à Buzios. Cette petite ville est étonnante car très touristique sans doute, au vu du nombre de pousadas et de bars (depuis que Brigitte Bardot est passé par là, les guides touristiques français vantent ses charmes) mais pas seulement ! Il s’agit d’une bourgade tranquille habitée pas des gens qui vivent une vie paisible, si paisible que certains sortent de chez eux sans même ressentir le besoin de fermer la porte à clé.

 

Buzios 9459

 

C’est ce que nous raconte ce Brésilien que nous avons rencontré au Buzios Vela Clube, LE club de windsurf du coin. Nous nous y sommes arrêtés après avoir suivi un point GPS d’un voyageur qui nous a mené sur une bien jolie plage mais peu adaptée au stationnement de notre niño.


L’accueil est chaleureux et le club super équipé ! Il entraîne même des prétendants à la médaille olympique et reçoit le championnat du monde RSX chaque année.

 

Nous nous sommes finalement garé non loin du club, dans une petite rue bien calme, juste face à la mer.

 

Buzios 9516

 

Après une nuit apaisée par le doux bruit des alizés, nous décidons de prolonger notre halte pour profiter des bonnes conditions qui s’annoncent, assez exceptionnelles pour cette période semble-t-il.

 

Buzios 9614

 

 

Jean-Christophe sort en 6.2 mais il est complètement à la rue ! Il revient changer sa voile mais à peine a-t-il le temps de gréer 5.3 que le vent monte et voilà que celle-ci est encore trop grande. Conclusion : des bras endoloris mais beaucoup de plaisir pour cette petite nav’ improvisée !

 

Buzios 9668

 

 

Nous finirons bien sûr notre visite par un petit tour d’horizon pour le moins sympathique !  

 

Buzios 9756

 

Au bout d’une ruelle super étroite, nous sommes accueillis comme il se doit par un Brésilien qui nous indique le chemin de son parking, puis de son restaurant. Regardez, nous ne pouvions résister :

 

Buzios 9796

 

Au menu de ce soir : poisson frais cuisiné par maman !

 

Buzios 9787

 

Buzios Map

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 01:49

 Edouard, du haut de ses trois ans, souhaite vous donner ses impressions du voyage. Pardonnez par avance son vocabulaire hésitant et ses imprécisions...

 

« - Maman, on va où ?

- A Galinhos mon loulou.

- D'accord.

 

On a fait plein de route en camping. Dehors, y avait trop de soleil et maman a fermé les rideaux. Z’ai fait dodo.  Après, papa roulait encore ; z’ai dessiné des bonhommes et des sous-marins.

 

Note de Maman (NdM) : en petite section de maternelle, on travaille la motricité fine ... des doigts de pieds.

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 6746

 

 

Après, maman a ouvert les rideaux.  On a vu des grosses machines et des arbres tous secs.

 

 

Mossoro

 

Et aussi on a vu des gens déguisés, on voyait même pas la tête. Papa a parlé avec quelqu’un et après, on a eu le droit de sortir faire pipi ; ben oui, z’ai plus de couche. On est reparti et ça secouait dans tous les sens ! Croooo cool.

 

 

 

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 6767

 

 

Après, le matin, on a pris un bateau, c’était croooo cool. Et on l’a repris encore après. Et puis on a roulé, encore !

 

Galinhos

 

Après, papa s’est arrêté sur la route parler avec des gens. Ze m’embêtais alors ze suis rentré dans le camping. On a bien rigolé avec Timothée et Adrien.

 

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 6894

 

Et puis on a vu la mer et la plage, c’était « ccccroo » cool. Ben moi ze fais de la planche ! Ciao »

 

Ed et JC winds 

 

Pour ceux qui seraient insensibles aux babillages, voici quelques précisions au discours de notre Doudou, star du Brésil (effectivement, il s’agit d’une vraie mascotte, voire d'une icône, tant les brésiliennes et brésiliens fondent et s’extasient sur son passage, ne ratant pas une occasion de passer une tendre main dans ses cheveux ou de croiser son regard tandis que Mr. Eduardo – comme il aime à s’appeler – joue les mijaurées et se rend d’autant plus désirable qu’il fuit les groupies) :

 

Nous avons taillé la route depuis Fortim jusqu’à Galinhos, traversant champ de cannes à sucre et désert de pétrole. Prétentieux que nous sommes, nous avons tenté de rejoindre Galinhos en « 4x4 camping-car ». Après une piste bien mauvaise (d’où les secousses), nous nous sommes retrouvés dans un parc éolien en construction (d’où les hommes déguisés, protégés du vent et de la poussière). Il ne restait qu’à traverser les dunes pour pouvoir rouler jusqu’à la plage ...

 

Nous avons finalement dormi sur le parking de l’embarcadère pour Galinhos, dépités.

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 6819 

Pas rancuniers pour autant, nous avons pris le bâteau pour faire un saut à Galinhos (2Rl/adulte, soit moins d’1 euro). Edouard était ravi de monter sur ce bateau de pêche recyclé en passeur qui nous a mené jusqu’au village en 10 minutes. C’était assez amusant de voir – pour la première fois – des Brésiliens se mettre de la crème solaire.

Il n’en parle pas mais Edouard a également apprécié la baignade et un peu moins la canne à sucre, difficile à croquer pour en extraire le jus (dont Adrien se régaole, lui). Nous sommes repartis vers 10h, juste avant que les touristes brésiliens, arrivés en bus de Natal, n’envahissent les lieux !

 

Il ne nous a pas fallu longtemps pour rejoindre Sao Miguel do Gostoso, ni pour choisir la plage (il y en a une dizaine !) où faire une halte : nous sommes allés en direction du Club de Kauli Seadi.

 

 

Petit instantané :

« Nous savourons des bolinhas de peixe et um suco de abacaxi (ananas) face à la mer, le soleil rosissant. Des enfants jouent au cerf volant, un cours de capoeira se prépare, une musique douce nous berce tandis que le vent nous rafraîchit. Nous voilà bien sur la côte Est du Brésil. »

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 6929

 

Un Italien passe une tête plus tard dans la soirée alors que l’ambiance a bien changé : le bar est fermé, la plage est striée de lumières de buggys et motos qui filent vers le forro du samedi soir à quelques encablures d’ici et l’air est saturé par un espèce de karaoké incantatoire en l’honneur de Jésusssss !! Même notre ami brésilien (encore un autre ami !) n’en croyait pas ses oreilles !

 

Bref, l’Italien parle français et nous explique que le spot est meilleur à marée basse, un peu de shore break se formant à marée montante. Le lendemain, il prévoit néanmoins d’aller près de Natal, à Genapabu.

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 7065

 

Et il avait bien raison car le vent on-shore était très irrégulier sur l’eau : le départ est déventé par une légère pente de la plage et les quelques reliefs des terres, puis le plan d’eau est « sale », du fait des vaguelettes formées par un vent puissant à l’inverse de la houle, de travers. Jean-Christophe sort en 90L et 5.3 bien étarquée pour se faire plaisir mais revient en sous-marin puis à la nage. Et tous de se dire : «  comment K. Seadi peut-il apprécier un tel endroit ?!! ». Propos rapidement oubliés lorsque le vent a viré plus side !

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 6935

 

De leur côté, les enfants s’ébattent en toute liberté dans cet immense espace et entame la semaine sur les chapeaux de roues : tout d’abord construction de la grande muraille du Brésil, puis quand le sable soulevé par le vent finit par trop nous fouetter les mollets, baignades pour les uns et planche à voile pour les autres. Enfin, lorsque les vagues ont raison des plus audacieux, le cerf volant prend le relais.  Et il n’est que 10h !

 

Patchwork

 

Puis nous profitons de conditions de navigation peu propices aux looping (attention nous dira une jeune photographe, au récif du fond recouvert d’huîtres), pour nous promener dans la ville.

 

Nous sommes immédiatement assaillis par les voitures suréquipées de baffles braillant le message d’espérances des candidats aux élections locales et régionales à venir. Les regards de curiosité sont réciproques de notre part et de ces brésiliennes assises à écosser les haricots, ses joueurs d’échecs installés sur des tables prévues à cet effet sur les trottoirs, les marchands du marché local et leur clientèle faisant leurs courses en brouette... L’ambiance est animée, bon enfant, une vieille réclame « um beijo » aux enfants qui repartent, ravis d’avoir acheté du poisson et du raisin.

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 7486

 

Nous faisons donc un repas de roi, installés comme chez nous, sur la petite place à proximité du camping-car ; l’occasion de faire des rencontres bien du coin !

 

Le premier contact nous a tout de suite séduit : 8h du matin, un pêcheur propose à Jean-Christophe une petite cachaça en attendant que le bidon se remplisse d’eau ! Sans doute pour mieux tenir sur le radeau qu’il utilise à marée haute pour accéder à son bateau...

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 7240

 

Ce fut le début d’une longue série. Nous nous sommes vraiment sentis comme chez nous.

 

Il y aurait bien des centaines de mots pour vous raconter notre semaine ici mais le temps passe trop vite alors en deux mots : « trop cool ! »

Pour en savoir plus : Diaporama 

 

Sao-Miguel-do-Gostoso 7101

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 12:52
Petite ville traditionnelle avec son forro endiablé du samedi soir (un couple suisse nous a raconté comment, pour mieux draguer Mr., une brésilienne a envoyé Mme danser avec son copain !), sa belle plage envahie le samedi par les jeunes surfeurs, la corruption des politiciens locaux qui gangrène l’économie locale (au point que la faculté de Fortaleza décentralisée n’a pu voir le jour dans cette ville, à l’inverse de petites villes comme Icaraï). A vrai dire, on n’a pas vu grand chose de tout cela car le spot est situé 10km plus loin, près d’un phare, dans un coin complètement perdu. Seul repère : des éoliennes. Et le vent est bien là !

 

 

Paracuru 5290

 

La plage est couverte d’ailes de kite (des sportifs occidentaux) et les chaises du petit bar bien implanté sont occupées par des brésiliens en week-end, lascifs et joviaux.

 

Paracuru 5470

 

L’italien qui tient le centre de kite n’est pas très chaud pour que nous dormions sur place (il faut dire, il a des copains qui tiennent des restos à touristes en ville) mais le serveur est pour le moins rassurant : deux gardiens sont présents toute la nuit sur le site. Nous y bivouaquerons donc avec notre ange gardien - le serveur - qui viendra nous saluer tous les matins et tous les soirs, accompagné de sa bicyclette sans phare (nous lui offrirons une frontale à moulinets pour s’éclairer, et lui des galettes de tapioca, une spécialité locale, à tartiner car c’est un peu fade).

 

P9160090

 

La mer est plate à marée basse, enfermée par des récifs qui forment, à marée haute, une belle vague pour les waveriders (jusqu’à 3m lorsque le vent est side) puis plus agitée lorsque la mer monte. Les enfants se régalent à creuser des piscines et élever des barrages – à la stupéfaction des brésilien(ne)s – et aussi à rattraper dans l’eau les sacs plastiques provenant d’on ne sait où ! (voir les déchets, tous concernés !).

 

Paracuru 5397

 

Il est clair que le kitesurf est roi sur ce spot mais nous arrivons sans peine à y faire notre place. Il faut dire que nous sommes les premiers sur l’eau le matin !

 

Paracuru 6250

 

Je sors en 4.2 et me régale. Il n’y a pas à dire, rien de tel qu’une bonne session douloureuse (voir Icaraï) pour progresser. Puis en 3.7 et le vent forcit, waouhh !! Je suis catapultée, plouffffff....

 

Paracuru 5893

 

Jean-Christophe navigue en 5.3, va chercher la vague et nous gratifie de quelques sauts de crapauds qui laissent présager de belles photos dans quelques temps ! Une tortue s’est même laissée séduire et s’est montrée. Il est revenu rêveur.

 

Paracuru 5858

Timothée aussi rêve ... de kite ! C’est bien parce qu’il faut peser un peu plus lourd (autour des 40kg) qu’il ne s’y est pas frotté, mais ça ne saurait tarder.

 

 

Nous sommes ici comme un peu coupés du Brésil que nous avons connu : simple, populaire, vivant. Il s’agit d’un spot, tout simplement, où l’on fréquente des sportifs et s’échange des rallonges, où des locaux viennent boire des aqua de coco avec ou sans smirnoff, en voiture ou en hélicoptère, selon les moyens...

 

 

La fin de la côte Nord du Brésil ... le monde s’ouvre à nous : Fortaleza !

 

 

 

 

 

 

Paracuru 6444

Taïba

 

PS1 : sur les conseils de François de Hyères, nous ferons finalement une halte à Taïba, le temps de nous laisser bercer par la langueur locale, de goûter une crêpe de Cécile (Pousada Villa da praia) et de tester le spot (sans grand succès en 5.3 car vent faible) avant de parler voyage pendant des heures avec Jean-Luc et Nadia, de brésiliens français ou français brésiliens, on ne sait plus trop qui tiennent un restaurant très sympa (Volta ao Mundo) après avoir traversé les Amériques, du Canada à Ushuaïa en camping-car, il y a 15 ans.

 

Paracuru 6478

 

PS2 : Fortaleza a été traversée en quelques heures, juste le temps de dévaliser un hyper marché et une banque, et d’être ébahi par un shopping center où nous avons trouvé des maillots de bain pour les enfants (chez C&A, c’est bien la peine d’aller si loin !). Fortim – où nous avons passé la nuit – valait sans aucun doute bien plus, ville animée et joyeuse en ce jour (ou plutôt nuit) de la fête du saint patron de l’église.

 

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 13:31

Voici un lieu en train de monter.

Un endroit où on ne croise que des fan de windsurf, et des pêcheurs, des vaches, des écoliers, ... La plage est un vrai boulevard !

 Icaraizinho 4819

 

 

 

 

 

 

 

Et du coup, même en saison creuse, on croise des allemands, des hollandais, et ... des bretons en panne de glaçons !! Tout le monde ici reste, prend son temps, savoure le lieu et le plaisir de naviguer (les uns 3 semaines, les autres 2 mois ...).

 

Ca ressemble à ça :

Icaraizinho 5060 

 

Le vent, à la cool à notre arrivée, fait de cet endroit un spot idéal pour les débutants, freestyleurs et même les bons car un bon force 7 s’est finalement établi le 3ème jour. La plan d’eau est lisse, abrité dans la baie (vent side off) mais très bien exposé sur la pointe, surtout en fin de matinée quand le vent tourne légèrement side. Le reef sur la pointe permet aux freestyleurs de se faire plaisir à marée haute.

Icaraizinho 4952 

Mardi – Arrivée 17h

On plante el niño les pieds dans l’eau et Jean-Christophe se jette sur sa planche pour tester le spot qui dépote au coucher du soleil. Petite session en 4,7 pour mériter la skhol (bière brésilienne).

 Icaraizinho-4469.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi – Toute la famille est sur l’eau

7h30 Session1 Les niños (5 et 8 ans) se lancent avec une planche de 115L et une voile 1,5m2, à l’aise.

9h30 Session 2 La mama prend la pression en 4,7 et à force de stresser sur le micro reef, se retrouve quasi à pouvoir aller acheter le pain au village d’Icaraï au fond de la baie.

13h Session 3 L’homme sort en 4,7, puis en 5,3 puis en 6,2 et enfin s’éclate. Il croise un brésilien qui arrive de Fortaleza en planche (5 jours ! 200km par la terre).

 Icaraizinho 4825

Et on recommence après la sieste

 

22h Repos bien mérité, bercé par le bruit des vagues, tellement proches, si proches, ...

 

2h du mat’ Bon sang la mer monte ! Pourvu qu’elle n’arrive pas jusqu’au camping-car !! Petite nuit pour Jean-Christophe qui décide de défier la mer, frontale au front. Il fut finalement rassuré et appris le lendemain qu’elle était haute à 1h ...

 

Jeudi – Même topo

Ma planche part au planning toute seule (même pas le temps de mettre les footstraps et hop le cul dans l’eau !), j’en profite pour soudoyer un pêcheur de me vendre sa pêche mais l’unique poisson est bien trop gros pour mon frigo (7kg).

 Icaraizinho 4928

 

Les enfants sont déçus mais ravis de voir que la petite session de nettoyage réalisée la veille n’est pas vaine. Grâce à eux, le poisson est là et fort appétissant.

 Icaraizinho 4745

Nous le constaterons en allant dépouiller le buffet de plats mijotés « maison » des travailleurs d’Icaraï, dégageant un fumet savoureux à plusieurs lieux à la ronde.

 

 

 

 

 

 

Vendredi – Rebelote

Icaraizinho 4875 

Le vent souffle fort mais Adrien ne lâche pas prise et Timothée surfe la vague. Quant à moi, totalement « à la rue » en 4,2, je sors la 3,7 pour éviter d’esquinter la planche à force de tomber dessus. Le planning n’est pas loin mais je rentre à pied, déçue mais fière, et affamée après une session de 2 heures. Jean-Christophe, a tenté une sortie mais les éléments étaient contre lui : un scolopendre de 20 cm dans le chausson et un pied de mât qui lâche en nav’ ... et puis « y en a marre du sable ! ». Autant dire que le retour sur le bitume parisien n’était pas loin ...

 

Mais finalement, c’est pas pour demain ;)

 Icaraizinho 4808

 

 

Suite des aventures à Paracuru

Diaporama

 

Até logo

 

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 19:31

Bon, alors là, c’est la grosse déprime ou plutôt l’énervement ... qui prime ! Je suis comme un lion en cage, à tourner en rond sans trouver la sortie. Pourquoi ? le camping-car n’est-il pas justement le symbole de la liberté ?

Parce qu’il pleut !

 Une bonne pluie qui vous mouille en 2 minutes les chaussures, les bas de pantalon et la tête, malgré la capuche qui s’envole, forcément, avec le vent (qu’on est venu chercher, il faut dire). Bref, il fait froid, il pleut, y a du vent ... à la sieste tout le monde !

Ce qui m’énerve surtout, c’est que je ne peux pas sortir mitrailler les plancheux et plancheuses, immatriculés 27, 62, 80, 75, 76, 78, 94, 92, ou même belges, venus pour profiter du spot au meilleur moment : à marée haute, soit à partir de 14h.

Pourtant, Je suis installée depuis midi, face au spot, parfaitement orientée pour surveiller les enfants sur le terrain de jeux, voir arriver les windsurfers et les voir à l’œuvre aussi, banderole de Surfrider Foundation calée sur le pare-brise ...

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« – Maman, maman, on va jouer. On peut aller sur les jeux ?!

– Et non les enfants, il pleut trop.

– Et pourquoi papa y sort ?? »

 

« JC, 15 nœuds, c’est 6.2 non ?

Ouais, je pense que c’est 6.2. Ils mettent combien les mecs ?

5.5 parce que tout à l’heure c’était plus fort.

Ouais, je vais prendre ma 90L et ma 6.2.

Ok, moi je prends ma 115L et ma 6.5. »

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Le message est passé, chacun s’affaire (Jean-Christophe et son frère - moi, je renonce), plus concentré sur les rides horizontales de la Manche que sur le rideau de gouttelettes qui tombe dru... Quant à moi je rêve, en lisant les récits de voyageurs partis avant nous, que les autres cieux seront plus cléments.

      La zone est bien occupée

 

 

 

 

 

 

 

 

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