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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:34

 

Bresil 3222

Plage inaccessible et pourtant à notre portée : il aura fallu traverser l’Amazonie, l’Amazone, les régions de l’Amapa, le Maranhao, le Piaui et le Ceara, croiser des dizaines de villages sur une distance de 1400 km, rouler pendant 3 jours non stop, et jouer les « 4x4 trailhe » sur le sable, pendant une heure pneus dégonflés, entre les mains d’un expert trop content de conduire El niño, pour découvrir le mythe ... et fêter les 3 ans de Mr. Eduardo !

 

 

 

Une oasis magnifique dans un désert de dunes.

 

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Je vous ferai plus tard découvrir ce qu nous laisse le sourire aux lèvres ...

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 21:15

 

 

Vendredi 24 août

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Dernières formalités, el niñosort tout à fait indemne mais pas vraiment incognito du port de Cayenne - Degrad de Cannes – car Jean-Michel, un fan de planche et ancien champion de la Martinique, pile devant et s’arrête tailler la bavette. Puis c’est une dame de chez Miko, situé en face du port, qui vient à notre rencontre, nous propose de l’eau pour le camping et des glaces pour les enfants ! Tout cela nous promet de belles rencontres...

 

 

Samedi 25 août

 

On peut déjà le dire : nous avons bien fait d’emporter :

  • notre table de pique-nique à lattes, très pratique pour déjeuner dehors et éviter de salir le cc. Moins pratique à nettoyer, la toile cirée s’impose.

  • un gant de toilette éponge pour s’éponger justement. Le hammam est naturel ici bas.

  • une bonne dose de confiance : le passage d’el niño sur la barge Lunay s’est fait sang et eau et surtout grâce aux astuces et dévouement de la Lunay Team.


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Nous avons quitté Cayenne à 6h du matin et enfilé la route amazonienne côté « français » assez vite (2h45 pour 180km) malgré 2 barrages militaires. L’idée était d’arriver à Oiapoque, au Brésil, avant 11h pour passer à la Receita Federal retirer notre droit de circuler au Brésil. Vous comprenez déjà au ton employé que tout ne s’est pas déroulé comme prévu.

 

 

 

 

 

Le pont surplombant le fleuve Oyapoque était certainement beaucoup plus stabilisé et praticable que les accès à la barge de Luiz. Malheureusement, le pouvoir de conviction de Jean-Christophe et tous ses charmes se sont fissurés face au mur de la guichetière du consulat brésilien de Cayenne (certains privilégiés nous ont indiqué avoir pu traverser le pont avant même son inauguration).

 

 

Donc, 9h30, nous étions à Saint Georges. 10h15, la barge Lunay accoste. Tout se présente au mieux... sauf que mon œil n’est pas encore affuté ! La rampe d’accès au bateau a une pente trop forte et notre niño a de la longueur derrière le capot ! Le stress monte doucement quand je vois le chassis touché en marche avant, et puis en marche arrière, et Jean-Christophe laisser de la gomme sur le bitume pour faire remonter la maison ambulante. Tout le monde est aux aguets, les gens de passage, les conducteurs de pirogues, ... Va-t-on passer ?

 

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½ heure plus tard, nous sommes enfin dessus, force tours et demi-tours, passage sur planches pourries, coups de frein bien dosés et réorientations de la barge. Nous partons, soulagés et heureux de ne pas être restés sur le quai. Tout véhicule long de 7m est donc assurer de s’offrir une petite traversée fluviale en attendant l’ouverture du pont mirage.

 

La vue du fleuve est magnifique, forêt dense, danses de pirogues et cours d’eau à l’infini.

Le soulagement est de courte durée néanmoins car la pente ensablée d’Oiapoque est douce mais la barge est très haute. A nouveau, et de façon plus saillante encore, l’angoisse perce, tant nous pensions avoir atteint notre but. Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité et l’abnégation des brésiliens d’Oiapoque qui nous permettront d’accoster sur la terre ferme entre deux cocotiers.

La sortie est aisée, surtout grâce à la force de quelques gaillards de la compagnie, qui ont placé les planches, poussé le camping-car, soulevé les branches et les câbles électriques ... Vous l’aurez compris, la faiblesse d’el niño sera la longueur et la hauteur. Et sa force, l’amitié qu’il suscite !

 

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Bilan : la Receita Federal est fermée jusqu’à lundi. Nous resterons 2 jours, à l’abri du soleil brûlant sous les toits en tôle de la Lunay, accueillante en plus d’être efficace.

 

L’occasion d’apprendre un peu de brésilien : à défaut de parler, Jean-Christophe a partagé une vodka coco (dans une noix fraîchement « cueillie ») avec les locaux venus se baigner dans le fleuve. L’occasion aussi d’aménager le camping-car, de poser les stickers de notre nouveau nom de domaine www.windsurfdurable.fr, gracieusement offert par Frédérik de zekitchen, de mourir de chaud pendant la nuit et de comprendre le mode de pensée des moustiques... et surtout de rencontrer Xavier Lo Pinto, qui connaît Jean-Michel (si, si, rappelez-vous, le gars du port de Cayenne !), et qui revit ses rêves d’enfant à travers nous. Il faut dire, Mr. a traversé l’Amazonie entre la Guyane et le Brésil, en moto Yamaha, dans les ’80, alors qu’il n’existait pas de voie terrestre ouverte ! Respect à ce véritable aventurier qui n’est pas avare de conseils et de bons plans.

 

 

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Lundi 27 août

 

Nous nous attaquons enfin à cette route, objet de nombreux mythes, la BR 156, longue de plus de 700km. Il est 9h45.

1e carrefour, on manque d’emplafonner une voiture qui s’engage sur la route principale comme si nous n’étions qu’un insignifiant moucheron. C’est vexant, et surtout super stressant quand on sait que nous ne sommes pas assurés pour l’instant ...

Puis la route défile, sereinement. Conformément aux indications données, km 50, la piste commence, tout le monde est un peu excité par cette piste qui secoue, ces ponts en bois, ce rouge omniprésent mais il faut reconnaître que finalement, ce qui donne l’impression d’être ailleurs, c’est surtout le temps que ça prend !! Disons qu’avec une moyenne de 33 km/h et une petite pause dans un boui-boui, nous avons mis 6h pour faire 150km ...

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Je vous laisse découvrir en images notre périple « rebondissant » au sens propre plus qu’au sens figuré. Il était assez inattendu de croiser une moto, un villageois à pied, un vendeur d’ananas. Ravins, camions fous, bandits de grand chemin et ponts branlants avaient été annoncés, mais rien de tout cela ne fut apparent durant notre trajet, pour le moins paisible.

 

Diaporama

 

Heureux fûmes-nous de retrouver le bitume lisse comme un billard à Calçeone mais le chemin est long et la pause s’impose, et puis Xavier nous a dit que Amapa valait le détour. « D’autant que la piste est bonne »... Pas loin d’1h30 pour faire 15 km !! Petit conseil à ceux qui voudraient s’aventurer dans le coin, laissez passer la première bifurcation pour Amapa et prenez la seconde, quelques km plus loin car ½ heure seulement suffit pour rejoindre la ville. Et nous voici arrivés dans une petite ville provinciale tranquille, animée par les sonos chargées derrière les vélos pour faire la promo des candidats à l’élection régionale qui va se tenir en octobre. Une occasion de plus de faire la fête pour les brésiliens, prêts à refaire le crépi de leur maison au couleur du candidat n°12 ou 25 (côté slogan, d’un côté ou de l’autre de l’hémisphère, la sauce est la même : le changement !). Les enfants en uniforme courent les rues également. Ce qui me donne une idée : allons demander à l’école où nous pouvons dormir ce soir. Après quelques échanges réciproquement incompréhensibles, mon interlocuteur comprend que je dors dans le camping-car et me propose de l’installer sur le grand terrain d’un centre éducatif qui dispose d’un terrain de foot et de basket, envahis d’enfants de tous âges, le plus jeune étant Mr. Eduardo, ravis !

 

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Jamais nuit ne fut plus calme dans le camping-car et au-dehors : pas de chiens aboyeurs, de sonos hurleuses ou de conducteurs bruyants ; uniquement le chant des oiseaux et celui du coq au réveil.

 

Mardi 28 août

 

Il est temps de repartir, à regret car un homme qui travaille au centre protection sociale voisin vient juste de proposer une partie de foot à Jean-Christophe ! Mais je crois que ce sentiment va nous prendre à chaque départ, quelque soit la durée de notre séjour, tant les rencontres sont possibles. Départ un peu précipité = petit souvenir pour un enfant de 3 ans qui pourra porter les super sandales qu’Edouard a généreusement laissé au bord du terrain de foot.

 

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La route est bonne, le conducteur sage et le paysage agréable à l’œil. Nous surprend tout de même le fait que les collines ressemblent à la savane, l’Amazonie étant loin derrière nous malgré une carte routière toute verte. La jungle a été remplacée par les arbres à papier, sans aucun doute.

 

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Nous arrivons à Macapa, heureux mais rompus, affamés surtout, alors qu’il faut encore se renseigner sur les moyens de passer le fleuve Amazone. Départ annoncé pour jeudi 10h, pente acceptable paraît-il pour accéder à la barge et négociation impossible. Il faut dire que notre maîtrise de la langue est un frein mais les progrès sont fulgurants. Pendant ce temps, les enfants savourent la piscine de l’hôtel Macapa devant lequel nous dormirons 2 nuits d’affilées, vue sur le fleuve Amazone, l’un des plus grand au monde d’après la planisphère de Timothée.

 

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Pour ceux que cela tente, nous ferons la traversée avec la compagnie Bom Jesus, qui a pignon sur rue (des pignons en or semble-t-il : 1200 Reals pour le camping-car, 130 Reals par adulte et moitié prix pour les enfants de plus de 3 ans, + 30 Reals de taxe locale). Départ 2 à 3 fois par semaine.

 

Mercredi 29 août

 

Journée fonctionnelle comme on en fera souvent en ville mais beaucoup plus enrichissante sur le plan humain que matériel : pas de laverie automatique, que des pressing qui nous promettent notre pile de linge sale pour lundi prochain... la lessive se fera sur le bateau, tant pis. Pas de carte prépayée sans comprendre d’où l’on vient. Jean-Christophe a eu beau échanger avec la vendeuse via Google traduction sur Internet, nous restons coupés du monde ;). Pas de gaz sans sectionner la lyre (ça, Olivier Pézeron – notre « Géo prévoitou » de notre yahoo group préféré - ne nous l’avait pas dit !), ce que nous avons découvert après avoir voulu acheter du gaz chez Pétrobras Liquidgas, rencontré Nicolau à la station-service qui nous enverra des infos par SMS, et visité tous les magasins de frigo et autres appareils utilisant du gaz de Macapa !

 

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Heureusement, nous avons rencontré Ney, un motard venu taper au carreau au petit déj et partager un café en attendant son neveu parlant français, Carlos. Et Nicolau, procureur général marié à une française, très envieux de notre périple. Et Roman, un allemand travaillant depuis 1 an à Macapa pour une ONG ayant pour but la protection d’une communauté indienne et de son territoire dans la région, sans parler de tous les anonymes qui nous mettent en retard avec plaisir car les secondes se mettent enfin à ralentir. Il faut dire, « des véhicules comme ça, on en voit que dans les films », nous dira Ney.

 

Est-ce la proximité de l’équateur qui affolent les horloges ou simplement la nonchalance locale qui commence à se distiller dans notre esprit de parisien speed mais raisonnablement conscient que tout n’est pas irrémédiable, le tout étant d’oser franchir la ligne. Nous l’avons fait avec allégresse au Marco zero avant de prendre la température de l’Amazone !

 

 

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Ca y est, la planche a goûté le goût de l’hémisphère sud et ne pourra plus s’en passer. Jean-Christophe prépare la suite avec Roman, un fan de kite qui connaît les meilleurs spots du Brésil, autour d’un verre au son de la musique brésilienne. La nuit sera courte avant notre départ pour une nouvelle aventure : la terre ferme du Brésil sur laquelle nous allons rentrer par la porte de Belem.

 

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Jeudi 30 août

 

Après la petite frayeur habituelle pour monter sur la barge de luxe de Mr. Bom Jesus, nous quittons la vie provinciale de Macapa pour plonger dans l’ambiance tropicale. Le film que certains pourront voir de cette étape est assez saisissant : la forêt n’en finit pas mais les habitations en bois, sur piloti, sont nombreuses et le plus étonnant est la façon dont les petits bâteaux accostent ce mastodonte pour déposer ou prendre des passagers, tout cela à la vitesse de 20km/h environ. Nous avons suivi des méandres de l’Amazone, presque touché les feuilles de palmiers, et surtout profité de cette pause imposée... pour rencontrer des Brésiliens et aussi des Suisses roulant en 4x4 immatriculé Québec, de vrais baroudeurs ayant déjà fait le tour de monde sans se lasser de rencontrer de nouvelles têtes très affectueux avec nos petites têtes blondes !

Un incident technique sera rapidement résolu par l’équipage (le câble de la passerelle a cédé et ainsi fait descendre cette dernière, en « pleine mer », à cause d’un clapot pour le moins vigoureux), nous découvrons les hauteurs de Belém vers 14h (soit 28h de nav’).

 

Pour ne pas en faire définitivement une réputation, nous avons encore été très concentrés à la sortie du camping-car, l’espace entre le quai et le pont du bateau étant d’au moins 40 cm ... et surtout parfaitement aidé par le personnel de la compagnie.

 

Voici une aventure incroyable qui s’achève. La suite se fera sur sable fin et mer agitée, nous l’avons pu constaté, à la grande joie de Jean-Christophe !

 

Diaporama de la route Belem-Jéricoacoara

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 15:09

A peine 2 jours sur place et voici déjà de nos nouvelles ...

Il faut dire, nous avons fait la découverte ce matin d’une plage merveilleuse que je ne résiste pas à partager, car elle nous a apporté la sensation d’être véritablement en vacances. Aussi belle que celles de l’île d’Yeu, c’est dire ! Avec juste quelques degrés de plus et quelques touristes de moins en cette saison.

Une plage de rêve,  qui nous fait oublier un instant combien la chaleur est chaude et combien le soleil brille et combien la clim’ dans notre chambre d’hôtes très charmants est rafraichissante ...

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Tout commence après un trajet en avion qui s’est idéalement déroulé (juste un petit hic quand, avant le départ, Jean-Christophe se rend compte que nous avons mis les carnets de vaccination internationaux à la cave, dans un carton - mais lequel ? – alors qu’ils sont obligatoires pour accéder à la Guyane Française).

 

Bref, nous arrivons à Cayenne, avec la sensation que les lignes que nous avons écrites depuis 1 an sont en train de prendre vie, que le scénario maintes fois travaillé apparaît en 3D ! C’est étrange, c’est hyper stressant et surtout, SURTOUT, cela donne la sensation de Vivre, c’est bon.

 

Bon, en même temps, l’aventurière et ses marmots se fait accueillir à bras ouvert par Harry et Emeline qui tiennent la boulangerie Bon Pain à Cayenne alors autant dire qu’on est loin du matelas de feuilles de palmier et du barbecue de tarentules...

 

 Guyane-Francaise-1162.JPGComme je vous le disais, nous sommes donc en vacances, à siroter la canne à sucre et barboter. Nous sommes d’autant plus en vacances qu’il n’y a pas d’écoliers à évangéliser à la cause de Surfrider Foundation ni de banderole à étendre au bord d’une plage pour inciter les Guyanais à respecter leur environnement. Août en Guyane, les vacances sans camping-car, dommage !

 

 

 

 

Car il y aurait matière à un sérieux décrassage, désincrustage et lavage de cerveau ! Vous verriez l’état dans lequel les plaisanciers abandonnent la plage ...  Voyez, tiens les quelques photos de ce triste constat. L’incitation à respecter la nature est bien présente, mais la municipalité en reste là (un panneau).

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Les poubelles débordent depuis des jours, voire sont inexistantes (en ville en particulier). Alors les plagistes profitent, souillent et s’en vont... Mais comment peuvent-ils revenir à un endroit après l’avoir ainsi vandalisé ? S’installent-ils ailleurs ? Nettoient-ils la fois suivante pour pouvoir s’installer ? Il va falloir enquêter.

 

 

Guyane-Francaise 1149

Heureusement qu’Hugo Biscotto était là. Bilan : ramassage et recyclage d’un râteau et d’une bouteille en plastique remplie d’un peu de sable pour se souvenir de cette si merveilleuse plage !

 

Guyane-Francaise 1152

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