Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:23

Patagonie 6776

 

Après un mois (seulement) passé sur ce territoire, les émotions du windsurfeur sont assez complexes. Tâchons de vous éclairer :

 

 

Tout d’abord, le windsurfeur fait le plein de vitamines. Et oui, franchir la frontière de la Patagonie nécessite d’être au top de sa forme ... ou plutôt d’avoir de l’appétit pour  déguster la ration de fruits frais fraîchement achetés et prévus pour la semaine mais interdits en Patagonie dans le cadre de la lutte contre les mouches porteuses de la fièvre aphteuse !

 

Patagonie 5130

 

Puis, le windsurfeur s’arcboute à son volant comme à son wishbone en pleine tempête pour ne pas sortir de la route toute droite mais balayée par un sacré vent de terre, donc de travers. Il est toutefois rassuré par les sanctuaires dédiés à Saint Antoine, le saint patron des voyageurs, tout le long de son itinéraire.

 

Patagonie 4527

 

Après quelques centaines de km (une broutille par ici), il a soudain les yeux qui brillent face aux golfes de la péninsule Valdès, en particulier sur la plage de Las Canteras, sur laquelle le vent souffle parfaitement parallèle à la plage. Il est légèrement inquiet mais très excité à l’idée de tomber nez-à-nez avec les baleines qui viennent se reposer de leur longue migration vers le Nord avec leur petit.

 

Valdès windsurf 

Mais rapidement, il en a plein les yeux, du sable, de la poussière et il réalise que le vent est violent et en rafale alors il décide de poursuivre sa longue route vers le Sud ...

 

Patagonie 4990

 

Plus bas encore, à Playa Union, le windsurfeur enfile un pull St James (made in France ;) et brave le vent (off shore encore !) pour faire face à la vague de déchets qui déferle sur le Rio (voir Surfrider Foundation prend vie en Argentine).

 

Patagonie 5068

 

Après une route interminable, interminable, interminable .... et un virage à droite (et oui, plus au Sud, c’est le Pôle Sud), il a enfin sa récompense, THE SPOT  !

 

El Calafate, le plaisir dans tous les sens :

 

Patagonie 5917

 

Prudents après son expérience écourtée à Torres del Paine (voir 24 décembre : 3 anniversaires), le windsurfeur se renseigne auprès de la prefectura naval pour connaître les conditions de navigation sur le Lago Argentino, le long duquel la bourgade de El Calafate s’est développée. Et de s’entendre dire : « le lac est trop profond, allez voir la baie un peu plus loin. »

 

L’excuse est bidon mais le tuyau n’est pas percé : le temps de se nourrir d’un petit hamburger maison comme il s’est en concocter au grand plaisir de sa tribu, voilà qu’arrive Marcelo et ses amis. 

 

L’ambiance est magique sur la bahia redonda : le vent monte largement au-dessus des pronostics de windguru (c’est la Patagonie, mon ami !), il y a du monde sur l’eau et kite et planches tirent des bords, board à board (NdR : ce qui est suffisamment rare pour être relevé), le sourire aux lèvres.

 

Patagonie 5740

 

Cette baie est parfaite pour naviguer car le vent est bien orienté et puissant, et on a pied partout. Seul détail qui a son importance : elle se remplit d’eau au fur et à mesure que le Lago Argentino, qui l’alimente, monte avec la fonte des glaces. Le windsurfeur devra donc raccourcir son aileron s’il ne veut pas rester planter au fond de la baie !

 

Lui sort en 5.3 bien étarqué et 90L (aileron : 26 cm au lieu de 40 cm) tandis qu’elle prend la 115L et s’envole littéralement : le planing est enfin assuré sous les yeux amusés des locaux qui n’auraient jamais vu de femme naviguer sur le spot.

 

Patagonie 5887

 

Après avoir partagé le plan d’eau, Marcelo le kiteur partage ses habitudes et un restaurant fort sympathique pour qui a un appétit d’ogre, en compagnie de son ami José.

 

Autant dire que les windsurfeurs sont heureux comme des rois : 3 jours de navigation à plein régime, des amis à faire venir en Europe et un bon plan quelques km plus loin et encore après ... il faudrait 3 mois de plus pour tous les découvrir.

 

Le windsurfeur se lance donc ragaillardi sur la ruta 40, mythique même s’il n’y a de plus en plus d’asphalte (enfin, on a pas toujours le droit de rouler dessus, bouhouhou), ponctuée de « quelques » lacs.

 

Patagonie 6566

 

Lago Roca pour la Saint Sylvestre 

 

 

Patagonie 6336

 

La navigation est possible mais le windsurfeur a préféré sortir le transat et la bouteille bien fraîche pour admirer ce panorama à couper le souffle.

 

Lago Argentino pour le 1er janvier 

 

Patagonie 6455

 

Comme le disait les gars de la prefectura naval, le lac est profond, mais aussi très froid, surtout ici, au pied du Périto Moreno, un glacier monumental qui se fracasse dans le lac avec un bruit assourdissant. Que la nature est belle !

 

Lago Viedma, au pied du Fitz Roy (Bahia Tunel)

 

Patagonie 6512

 

La montagne a gagné le windsurfeur qui a délaissé le lac. Il faut dire que les vents étaient d’une rare force (difficile de tenir debout) et le paysage absolument sublime :

 

P1120916

 

 

Petit diaporama du windsurfeur en tourisme en fin d’article

 

Lago Cardiel 

 

Patagonie 6573 

 

Encore un lac d’une beauté pure (il faut dire tout est gris autour, sa couleur turquoise illumine le paysage) à laquelle le windsurfeur ne pourra résister. Et pourtant, la planche restera bien fixée sur le toit d’el niño, notre camping-car, qui subit les attaques incessantes de ce vent patagonien d’une puissance qui devient éprouvante !

 

 

Et voilà que le windurfeur, craque, rêvant d’un jour où le vent cesserait de lui vrombir dans les oreilles et de soulever la poussière de cette satanée piste. Il se laisse aller un instant à rêver qu’il surfe une vague de 3 mètres, enchaînant les virages fluides et ... voilà qu’arrivé en bas la réalité est brutale ! Il se rend compte trop tard qu’il ne peut plus remonter ... ni remonter !!! Il est coincé dans le canyon le plus beau de la région mais il n’en a que faire, il n’y a pas d’eau ici !

 

Patagonie 5621

 

C’est alors que sa bonne étoile survient et que s’ouvre devant lui le chemin de traverse qui lui permettra de trouver la sortie, ouuuuuffffff !!

 

Patagonie 6759 2

 

Le windsurfeur a compris la leçon et appuie sur l’accélérateur pour retrouver au plus vite un spot, le bitume, le soleil, la chaleur, les tongues, les vacanciers ...

 

En fait, il ralentira légèrement quand il se rendra compte que les voitures stationnées à Gobernador Costa (LA ville à 300km à la ronde) attendent TOUTES pour remplir leur réservoir. Et oui, grève+ vacances = pénurie de gasoil dans toute la région !

 

accélérateur

 

Après le plein d’essence, il refait le plein d’énergie à Laguna La Zeta (encore un lac !) ...

 

Patagonie 6919

 

... avant d’aller tâter le spot de San Carlos de Bariloche, sur le Lago Nahuel Huapi : la Patagonie, ce n’est jamais fini !

 

La suite au prochain numéro !

 

Encore quelques photos si ça vous dit.

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Lynda Nguyen 30/01/2013 14:46


Bonjour Charlotte,


Quel plaisir de vivre votre périple à travers le blog ! Et les photos.... MAGNIFIQUES !!!


J'ai eu la chance de faire le voyage jusqu'à Ushuaia il y a trois ans et je vous envie beaucoup car j'en ai gardé un excellent souvenir.


Quelle belle leçon de vie pour tes enfants !


Bonne chance à vous pour la suite de ce magnifique voyage.


Lynda ("collègue" d'ingéus)


 

odile & joel 28/01/2013 10:45


ce reportage sur la Patagonie nous a fait revenir 2 ans en arrière et nous sommes toujours sius le charme !!!


Comme il est encore temps - nous sommes le 28 janvier- on vous souhaite une excellente année 2013 et on continue à vous suivre avec intérêt.


 


Bonne continuation et à bientôt (on voit la famille DK parents la semeine prochaine pour qques jours)


 


Bisous de nous 2

Jacques 16/01/2013 18:43


C'est du surf sur neige qu'il fallait faire sur le Périto Moreno ...plutôt que de chercher en vain du liquide !


Bon vent


   Jacques et Agnès